L’assurance vie tout comme le plan d’épargne en actions (PEA) et le compte-titres ordinaire vous permettent d’investir en bourse. Mais ces 3 produits ne présentent pas les mêmes avantages.

Supports d’investissement, fiscalité, souplesse… On vous aide à comparer.

Supports d’investissement : assurance vie ou compte-titres ?

Le compte-titres ordinaire est un produit bancaire qui permet d’investir sur tous types d’actifs - actions, obligations, monétaires…, en direct ou via un fonds, et ce dans toutes les zones géographiques.
Le compte-titres n’est pas plafonné et vous pouvez en détenir plusieurs, par exemple pour combiner diverses stratégies d’investissement (prudente, dynamique…).

Le contrat d’assurance vie multisupport permet d’investir à la fois :
-    sur un fonds en euros à capital garanti,
-    et sur un support en unités de compte* pour profiter du potentiel de performance de la bourse en contrepartie d’une certaine prise de risque.

Dans ce cadre, vous pouvez à tout moment réaliser des arbitrages d’un support à l’autre. Un bon moyen de dynamiser votre épargne tout en gardant la possibilité de sécuriser vos gains éventuels.

*L’investissement sur les supports en unités de compte supporte un risque de perte en capital puisque leur valeur est sujette à fluctuation à la hausse comme à la baisse dépendant notamment de l’évolution des marchés financiers. L’assureur s’engage sur le nombre d’unités de compte et non sur leur valeur qu’il ne garantit pas.

Fiscalité : assurance vie et PEA en première ligne

La fiscalité du compte-titres n’est pas à son avantage. Les plus-values en cas de cession et les revenus générés (dividendes d’actions et coupons d’obligations) sont soumis chaque année au barème progressif de l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux de 15,5 %.
Des abattements pour durée de détention existent, mais ils ne s’appliquent qu’aux actions et fonds actions.

Pour investir sur les marchés financiers dans de meilleures conditions, mieux vaut donc opter pour des enveloppes fiscalement optimisées comme le PEA ou l’assurance vie.
 

Dans les 2 cas, vous n’êtes taxé qu’en cas de retrait et dans un cadre favorable après une certaine durée de détention :

  • 5 ans après l’ouverture d’un PEA, vos plus-values et dividendes sont exonérés d’impôt sur le revenu (hors prélèvements sociaux).
  • 8 ans après la souscription d’une assurance vie, vos plus-values sont soumises à l’impôt sur le revenu ou au prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) au taux de 7,5 %.

En outre, toujours après 8 ans de détention, les plus-values issues d’un contrat d’assurance vie bénéficient d’un abattement de 4 600 € pour une personne seule, 9600 € pour un couple soumis à imposition commune.
Au-delà, les plus-values sont imposées au barème progressif de l’impôt sur le revenu ou bien, sur option, prélèvement forfaitaire libératoire au taux de 7,5 % et bénéfice d’un crédit d’impôt correspondant à l’abattement annuel ci-avant visé.

Panacher PEA bancaire et assurance vie ?

Si vous en avez les moyens et si le risque ne vous fait pas peur, vous pouvez envisager d’investir sur ces deux produits.

Commencez par plafonner votre PEA bancaire à 132 000 €. Cela pourra vous prendre un certain temps, aussi, gardez à l’esprit que tout retrait avant 5 ans est imposé au prix fort et que tout retrait avant 8 ans entraîne la clôture du plan.
L’assurance vie, elle, n’est pas plafonnée et vous pouvez y effectuer des retraits à tout moment, mais attention là encore car la fiscalité avantageuse ne joue qu’après 8 ans de détention.

Demandez conseil à votre assureur.

Les informations contenues dans cet article sont purement indicatives et ne revêtent aucun caractère contractuel. Elles ne prétendent pas à l'exhaustivité, ne constituent pas un conseil à l’Internaute et ne sauraient engager la responsabilité de l’Assureur.

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