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Actualité financière de la semaine avec Generali Investments

10/05/2010

Tendances économiques, évolution des marchés et des indices boursiers, sélection d'OPCVM, retrouvez le bilan de la semaine avec les experts financiers de Generali Investments.

FLASH : Décidée à mettre un terme à la contagion de la crise grecque, l'Union européenne a frappé un grand coup dans la nuit de dimanche à lundi en mettant en place un plan de stabilisation de 750 milliards d'euros en lien avec le Fonds monétaire international. Dans le même temps, la Banque centrale européenne a annoncé qu'elle allait commencer à acheter de la dette publique et privée de la Zone Euro.  
 

RÉSUMÉ ÉCONOMIQUE DE LA SEMAINE

 
Les craintes d'une contagion de la crise grecque aux pays endettés de la Zone Euro, loin d'être dissipées, ont continué d'alimenter la fébrilité des investisseurs cette semaine. A la dégradation de plusieurs crans de la dette grecque par les agences de notation est venue se greffer une rumeur sur une éventuelle demande d'aide au Fonds Monétaire International de la part de l'Espagne (immédiatement démentie). De là à penser que le Portugal, l'Irlande et l'Italie allaient également appeler au secours, il n'y a eu qu'un pas, allègrement franchi par certains investisseurs.
 
Jeudi dernier, Jean-Claude Trichet n'a pas réussi à rassurer les marchés européens, ni Wall Street. Le président américain, qui a échangé avec Angela Merkel sur le dossier grec, a tenu à calmer les places financières: «Nous sommes tombés d'accord sur l'importance d'une réponse politique vigoureuse des pays concernés et sur celle d'une réponse financière de la communauté internationale», a-t-il dit. Dans ce contexte tendu, les bonnes nouvelles économiques, en provenance des Etats-Unis notamment, sont alors passées complètement inaperçues.
 
 
 
 

USA : Même le marché de l'emploi donne des signes de reprise

 
  • L'économie a donné des signes de reprise en avril, avec la création nette de 290 000 emplois, son meilleur résultat mensuel depuis quatre ans, sous l'impulsion du secteur privé. En revanche, le taux de chômage a progressé, pour s'élever à 9,9% de la population active, contre 9,7% le mois précédent, selon le ministère du Travail.
  • Les gains de productivité non agricole ont été supérieurs aux attentes au premier trimestre, selon les chiffres préliminaires publiés par le département du Travail, qui suggèrent que les entreprises devraient augmenter leurs recrutements pour stimuler leur production. La productivité a augmenté de 3,6% par rapport au quatrième trimestre, alors que les analystes s'attendaient à une hausse de 2,5%. Comparée aux trois premiers mois de 2009, la productivité a bondi de 6,3% et affiche son huitième trimestre de hausse d'affilée.
  • La croissance de l'activité dans le secteur des services est restée stable en avril, selon l'enquête mensuelle de l'institut ISM. L'indice d'activité des directeurs d'achat du secteur s'est établi à 55,4 le mois dernier, comme en mars. Les économistes anticipaient en moyenne une amélioration avec un indice à 56.
  • L'activité dans le secteur manufacturier a progressé davantage que prévu en avril pour atteindre son niveau le plus haut depuis près de six ans, selon l'enquête mensuelle auprès des directeurs d'achat. Son indice d'activité ressort à 60,4 contre 59,6 en mars. Les économistes attendaient une progression légèrement inférieure avec un indice de 60. L'indice ISM du secteur manufacturier n'avait pas atteint un tel niveau depuis juin 2004.
  • Les commandes à l'industrie ont augmenté de 1,3% en mars, d'après les statistiques publiées par le département du Commerce. Les économistes anticipaient en moyenne une baisse de 0,1% des commandes.
  • Les dépenses de consommation ont augmenté de 0,6% en mars, un chiffre conforme aux attentes, après une progression de 0,5% le mois précédent, selon le département du Commerce. La consommation des ménages affiche ainsi son sixième mois d'affilée de hausse, les consommateurs ayant puisé dans leur épargne.
  • Les dépenses de construction ont enregistré en mars une hausse inattendue, la première depuis octobre, grâce à une reprise des investissements publics, d'après les statistiques officielles. Le département du Commerce a fait état d'une augmentation de 0,2% des dépenses globales de construction en mars, à 847,3 milliards de dollars, après une baisse de 2,1% en février. Les économistes anticipaient en moyenne un recul de 0,3%.
  • Les promesses de vente dans l'immobilier ancien ont augmenté plus que prévu en mars et atteint un plus haut de cinq mois, grâce à une ruée des acheteurs avant l'expiration d'un crédit d'impôt. L'Association nationale des agents immobiliers (NAR) a fait savoir que son indice avait crû de 5,3% à 102,9, après une croissance de 8,3% le mois précédent. Les analystes attendaient une hausse de 4%. Par rapport à mars 2009, l'indice affiche une croissance de 21,1%.
 
 

ZONE EURO : Accélération de l'activité dans les services et l'industrie

 
  • Le secteur des services a connu en avril une croissance un peu plus forte que prévu, ce qui laisse penser que la crise grecque et les craintes de contagion n'ont pas d'incidence dévastatrice sur l'activité économique dans son ensemble. L'indice Markit des directeurs d'achats du secteur tertiaire ressort à 55,6 contre 54,1 en mars. Il est au plus haut depuis octobre 2007.
  • L'activité dans le secteur manufacturier s'est accélérée au mois d'avril, avec une production qui a atteint un plus haut de près de 10 ans, selon les résultats de l'enquête Markit. L'indice PMI calculé après enquête auprès des directeurs d'achat s'établit à 57,6 en avril contre 56,6 en mars. L'indice de production a progressé à 61,2, contre 56,6 en mars, soit un plus haut depuis juin 2000.
  • Les ventes au détail n'ont pas varié en mars, alors que les économistes anticipaient une hausse de 0,2%, ce qui semble indiquer que les dépenses de consommation ont toujours du mal à décoller dans cette région du monde. Par rapport à mars 2009, elles ont diminué de 0,1%, alors que le consensus donnait une baisse de 0,5%.
  • Les prix à la production ont été soutenus en mars par les prix de l'énergie, même s'ils sont ressortis légèrement inférieurs aux attentes, selon Eurostat, ce qui suggère une pression inflationniste limitée. Ces prix ont augmenté de 0,6% entre février et mars, et de 0,9% sur un an. Les économistes avaient anticipé une hausse de 0,7% sur un mois et de 0,9% sur un an.
 
 

FRANCE : Redémarrage de la croissance des services

 
  • La croissance dans le secteur des services a nettement accéléré en avril après avoir ralenti quatre mois durant, selon l'enquête mensuelle PMI publiée par Markit Economics. L'indice d'activité a atteint 59,2, son meilleur niveau depuis novembre 2009.
  • Le déficit commercial s'est creusé en mars à 4,728 milliards d'euros contre 3,597 milliards en février, en données corrigées des variations saisonnières, selon les douanes. Sur les douze derniers mois, le déficit cumulé du commerce extérieur s'établit à 43,3 milliards d'euros.
 
 

ALLEMAGNE : Services et industrie envoient des signaux encourageants

 
  • Le secteur des services a connu en avril sa plus forte croissance depuis près de trois ans, selon l'indice Markit. Cet indicateur PMI a enregistré son neuvième mois consécutif de croissance pour les services, en passant de 54,9 en mars à 55,2 en avril, soit son plus haut niveau depuis août 2007.
  • Le secteur manufacturier et sa production ont enregistré en avril leur plus forte croissance depuis 1996, date de création de l'enquête mensuelle Markit. L'indice PMI du secteur, en hausse pour le septième mois consécutif, a atteint 61,5 contre 60,2 en mars. Les économistes anticipaient en moyenne un chiffre de 61,3.
  • La production industrielle a enregistré une hausse bien plus marquée que prévu en mars. Le ministère de l'Economie a fait état d'un bond de 4% sur un mois en mars, en données corrigées des variations saisonnières (CVS), alors que les économistes anticipaient en moyenne une hausse de 1,4% seulement.
  • Les commandes à l'industrie ont augmenté bien plus que prévu en mars, à la faveur notamment des commandes de biens d'équipement mais aussi de biens de consommation courante, selon le ministère de l'Economie. Ajustées des variations saisonnières, elles ont bondi de 5% par rapport au mois précédent alors que les économistes attendaient en moyenne une hausse de 1,2%.
  • Les ventes au détail ont subi en mars une baisse inattendue par rapport au mois précédent et enregistrent ainsi leur deuxième repli sur les trois premiers mois de l'année, ce qui devrait avoir pesé sur la croissance du premier trimestre. Sur un mois les ventes au détail se sont repliées de 2,4%, alors que les économistes avaient anticipé une stabilité par rapport à février.
 
 

GRANDE-BRETAGNE : Ralentissement momentané dans les services

 
  • La croissance de l'activité dans le secteur des services a ralenti en avril en raison notamment des difficultés rencontrées par le secteur des transports après l'éruption volcanique en Islande et des incertitudes liées aux élections législatives, d'après l'enquête CIPS/Markit. L'indice PMI des directeurs d'achat du secteur tertiaire a reculé à 55,3 contre 56,5 en mars. Les analystes tablaient sur un indice en légère hausse à 57.
 
 
 

L'ACTUALITÉ DES MARCHÉS FINANCIERS

 

MARCHE DES ACTIONS

 
La peur d'une contagion de la crise grecque à d'autres pays de la Zone Euro a attisé la nervosité des marchés pendant toute la semaine. La Bourse de Madrid a abandonné 13,78% sur cinq séances, victime des rumeurs sur un besoin espagnol d'une aide du FMI. Le CAC 40 a, quant à lui, cédé 11,12% sur la semaine, clôturant à 3 392,59 points. Dans le sillage des places financières européennes, les marchés américains terminent la semaine sur un net repli : le Dow Jones a perdu 5,71%, à 10 380,43 points, le S&P a reculé de 6,39%, à 1 110,88 points et le Nasdaq a lâché 9,33%, à 2 265,64 points.
 
En plus des craintes liées à la crise des dettes souveraines, la Bourse de New York a été victime d'une grave erreur « informatique ou humaine » jeudi : le Dow Jones a cédé plus de 1 000 points en pleine séance, soit plus de 9 %, avant de finir à -3,2 %. Au Japon, le Nikkei a accusé un repli de 6,27%, à 10 364,59 points, sur fond d'appréciation de la devise nippone.
 
 

MARCHE DES TAUX

 
Les taux longs des pays les plus concernés par les risques de contagion de la crise des dettes souveraines (Espagne, Portugal) ont fortement augmenté et ceux de pays à plus faible risque se sont détendus, profitant d'un effet de « fuite vers la qualité ». Ce fut le cas pour l'Allemagne, avec un Bund à 10 ans en baisse de 26 points de base à 2,71%, mais aussi la France, ce qui est plus inhabituel : le rendement de l'OAT française a diminué de 15,20 points de base, à 3,14%. Même tendance aux Etats-Unis, où le taux à 10 ans a reculé de 22,60 points de base, à 3,43%.
 
 

MARCHE DES MATIERES PREMIERES

 
Le pétrole a été pénalisé par la nervosité des investisseurs et leurs inquiétudes grandissantes sur la qualité de l'endettement des pays de la Zone Euro. Le baril de brent a fini sur une un recul de 9,56%, à 78,03 dollars. Les marchés pétroliers craignent notamment que les difficultés financières de l'Europe ne pèsent sur la croissance des Etats-Unis et de la Chine, principaux consommateurs d'énergie dans le monde. Le métal jaune, quant à lui, véritable valeur refuge, termine en hausse de 1,90%, à 1 202,25 dollars.
 
 

MARCHE DES DEVISES

 
Conséquence de la contagion du risque souverain en Europe, la monnaie unique a fortement reculé, perdant 4,07% à 1,2755 dollar pour un euro. Le billet vert s'est également apprécié face à la monnaie nipponne, en progressant de 2,39%, à 91,59 yens pour un dollar.
 
Indices boursiers 10 mai 2010
 
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