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Actualité financière de la semaine avec Generali Investments

22/06/2010

LETTRE N°273 DU 14 JUIN AU 18 JUIN 2010

Tendances économiques, évolution des marchés et des indices boursiers, sélection d'OPCVM, retrouvez le bilan de la semaine avec les experts financiers de Generali Investments.
 

RÉSUMÉ ÉCONOMIQUE DE LA SEMAINE

 
Les principales places financières ont progressé régulièrement cette semaine, sans euphorie. Le marché connaît une accalmie après les semaines agitées du mois de mai, grâce à un regain de confiance des investisseurs dans l'Europe. Les annonces des Etats considérés comme les moins solvables de la Zone Euro (Portugal, Espagne, Grèce...) pour réduire leur endettement commencent à être entendues par les marchés. Fait notable, la dégradation de la note de la Grèce par l'agence Moody's en début de semaine n'a pas provoqué de vives réactions du marché car cette information semblait déjà intégrée dans les cours. Par ailleurs, malgré les rumeurs persistantes d'une éventuelle aide de l'Union européenne à l'Espagne en début de semaine, les inquiétudes se sont atténuées sur ce pays. Le directeur général du Fonds Monétaire International (FMI) Dominique Strauss-Kahn s'est déclaré «très confiant dans les perspectives de l'économie espagnole à moyen et long terme, à condition que les efforts qui doivent être faits le soient réellement». 
 
Surtout, après avoir affiché une note discordante pendant plusieurs mois, les dirigeants politiques européens ont, semble-t-il, repris la main sur l'agenda face aux marchés. Les 27 membres de l'Union européenne ont trouvé un accord jeudi dernier sur une meilleure gouvernance économique européenne, avec notamment comme mesure l'examen des budgets nationaux. Les 27 se sont également engagés sur un projet de taxe bancaire et sur une proposition au G20 de taxe sur les transactions financières. Dernier élément de nature à rassurer, Bruxelles a acté la publication des "stress test" des banques européennes dont la publication est attendue fin juillet.
 
 
 

USA : Indices d'activité contrastés 

 
  • L'indice des conditions d'activité industrielle de la Réserve Fédérale de Philadelphie est ressorti nettement inférieur aux prévisions en juin, et plaide plutôt pour une reprise économique fragile. Cet indice est ressorti à 8 en juin contre 20,9 attendu et 21,4 en mai. La composante emploi chute dans le négatif, à -1,5 contre 3,2 en mai, au plus bas depuis novembre 2009.
  • L'indice "Empire State" mesurant l'évolution de l'activité manufacturière dans l'état de New York a continué à progresser en juin bien que l'emploi ait fortement diminué, selon la Réserve fédérale régionale. L'indice s'est établi à 19,57 en juin contre 19,11 en mai. Il ressort en revanche en baisse par rapport à avril où il s'établissait à 31,86. Les économistes anticipaient en moyenne une amélioration plus conséquente avec un indice à 20.
  • L'indice composite des indicateurs avancés a progressé moins que prévu au mois de mai, ce qui laisse attendre un ralentissement de la croissance. L'indice a augmenté de 0,4%, après être resté stable en avril, d'après le Conference Board. Les économistes s'attendaient à une progression de 0,6% en mai.
  • La production industrielle a augmenté plus qu'attendu en mai, des températures supérieures aux normales saisonnières ayant dopé l'usage de la climatisation et donc la production d'électricité, d'après la Réserve Fédérale. La production affiche une hausse de 1,2% en mai alors que les économistes anticipaient en moyenne une hausse de 0,9%.
  • Les prix à la consommation ont subi en mai leur plus forte baisse depuis un an et demi sous le coup du net recul des coûts de l'énergie, d'après les statistiques officielles. L'indice des prix à la consommation corrigé des variations saisonnières affiche un recul de 0,2%, la plus forte baisse depuis décembre 2008. Les économistes pronostiquaient une diminution similaire après le recul de 0,1% enregistré en avril.
  • Les prix à la production ont reculé moins que prévu en mai, selon le département du Travail, un repli qui s'explique surtout par la baisse du coût de l'énergie. Les prix ont diminué de 0,3% le mois dernier, après un recul de 0,1% en avril. Les économistes anticipaient un repli de 0,5%. Par rapport à mai 2009, l'indice PPI affiche une hausse de 5,3%, contre un consensus donnant +4,9%.
  • Les prix à l'importation ont enregistré leur plus forte baisse depuis près d'un an en mai en raison du plongeon des prix des produits pétroliers, ce qui renforce les perspectives d'une inflation contenue et de faibles taux d'intérêt. Les prix à l'importation ont enregistré le mois dernier une baisse de 0,6%, après avoir augmenté de 1,1% en avril, d'après le département du Travail. Sur les 12 mois à fin mai, la hausse des prix à l'importation ressort à 8,6%.
  • Le jugement des promoteurs immobiliers sur la conjoncture du secteur s'est dégradé davantage que prévu en juin, en enregistrant sa plus forte baisse depuis le pic de la crise financière, d'après l'enquête mensuelle de la National Association of Home Builders. L'indice NAHB/Wells Fargo du marché résidentiel a reculé de cinq points, à 17, et a ainsi mis un terme à deux mois consécutifs de hausse. Les économistes anticipaient en moyenne un repli moins important, à 21, par rapport au plus haut depuis août 2007 atteint le mois précédent.
  • Le nombre de mises en chantier de logements a reculé plus qu'attendu en mai, tombant à un plus bas de cinq mois, en raison principalement de l'expiration d'une mesure de crédit d'impôt qui avait jusque-là dopé le secteur. Le département du Commerce a annoncé que ce chiffre avait plongé de 10% à 593 000 en données corrigées des variations saisonnières. La baisse en pourcentage est quant à elle la plus élevée depuis 14 mois. Les nouveaux permis de construire, censés préfigurer l'évolution de l'activité de la construction, ont reculé de 5,9% le mois dernier à 574 000, après avoir plongé de 10,9% le mois précédent.
 
 

ZONE EURO : La production industrielle poursuit sa reprise 

 
  • La région a connu en avril une croissance annuelle de sa production industrielle sans précédent depuis près de 20 ans, signe que la reprise pourrait gagner en ampleur, selon Eurostat. La production industrielle a augmenté de 0,8% mensuellement et de 9,5% annuellement. Les économistes anticipaient une hausse mensuelle de 0,5% et annuelle de 8,7%.
  • L'emploi s'est stabilisé au premier trimestre après avoir diminué au cours des trimestres précédents, signe que la reprise économique commence peut-être à produire ses effets sur le marché du travail, selon Eurostat. Il a diminué de 1,2% par rapport au premier trimestre de 2009 alors que la contraction, sur la même base, du dernier trimestre de l'année dernière était de 2%.
  • Soutenue par la croissance des salaires, l'inflation a atteint 1,6% en mai sur un an malgré la baisse des prix des produits alimentaires, selon Eurostat. Sur un mois, les prix ont augmenté de 0,1%. Hors prix volatils de l'énergie et des produits alimentaires, ce que la Banque centrale européenne appelle l'inflation de base, la hausse des prix est ressortie à 0,9% sur un an en mai alors qu'elle était de 0,7% en avril.
  • L'excédent commercial a été plus faible que prévu en avril, les exportations ayant un peu moins progressé que les importations, selon Eurostat. Cet excédent se monte à 1,8 milliard d'euros, après 4,5 milliards d'euros en mars, et 3,7 milliards d'euros attendus par les analystes. Les exportations ont augmenté de 18% annuellement et les importations de 19%. La hausse prononcée des exportations signale sans doute un rebond de la demande mondiale, qui touche aussi les produits de la zone. Celle des importations laisse penser que la demande intérieure augmente, un bon point pour la reprise économique.
 
 

ALLEMAGNE : Forte baisse du moral des investisseurs 

 
  • Le moral des analystes et investisseurs a chuté beaucoup plus fortement qu'attendu en juin, enregistrant sa plus forte baisse depuis octobre 2008, d'après l'enquête mensuelle de l'institut d'études économiques ZEW. Son indice est tombé à 28,7 en juin contre 45,8 en mai. Les économistes attendaient une baisse nettement plus modérée, avec une prévision moyenne de 42. L'indice distinct sur la situation actuelle s'est lui nettement amélioré en juin, à -7,9, contre -21,6 en mai, alors que le consensus le donnait à -15. La dégradation du moral des investisseurs reflète entre autres les incertitudes entourant l'évolution de la crise de la dette qui touche l'Europe.
  • Les prix à la production ont augmenté de 0,3% en mai, d'après les statistiques officielles. Sur un an, ils enregistrent une hausse de 0,9%. Les économistes anticipaient en moyenne une hausse de 0,1% par rapport à mars et de 0,7% sur un an.
 
 

GRANDE-BRETAGNE : Ventes au détail dopées par le Mondial 

 
  • Les ventes au détail ont augmenté six fois plus qu'attendu en mai, grâce principalement à une ruée sur l'électroménager avant la Coupe du monde de football. L'ONS a fait état d'une hausse de 0,6% des ventes, carburants automobiles inclus, par rapport à avril et de 2,2% sur un an. Les économistes anticipaient en moyenne une hausse de 0,1% d'un mois sur l'autre et de 2% par rapport à mai 2009. Sur trois mois glissants, les ventes au détail sont en hausse de 1% en mai après être restées stables en avril, affichant leur rythme de croissance le plus soutenu depuis octobre dernier. Ces chiffres pourraient donner un coup de fouet à la croissance au second trimestre.
  • Le nombre de demandeurs d'emplois affiche une baisse plus importante que prévu en mai, et atteint son taux le plus bas depuis plus d'un an, tandis que les chiffres du chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT) ont continué à progresser. L'ONS a annoncé 30 900 demandeurs d'emploi en moins en mai, un chiffre supérieur aux prévisions des analystes qui tablaient sur une baisse de 20 000. En revanche, le nombre de chômeurs rapporté par le BIT, qui s'appuie sur une mesure différente, progresse de 23 000 à 2,472 millions de chômeurs, ce qui établit un taux de chômage en hausse à 7,9% pour les trois mois à fin avril, mais toutefois inférieur aux estimations à 8%.
  • L'inflation a ralenti légèrement moins que prévu en mai, notamment en raison de la baisse des prix de l'alimentation, d'après l'Office National de la Statistique (ONS). Le taux d'inflation annuel est passé de 3,7% en avril à 3,4% au mois de mai, soit une baisse légèrement supérieure aux estimations, qui le donnaient en moyenne à 3,5%.
 
 

JAPON : Progression dans l'industrie 

 
  • La production industrielle a augmenté de 1,3% en avril par rapport à mars, une confirmation de la reprise de cet indicateur à la faveur de solides exportations en Asie, selon le ministère de l'Economie. Le taux d'utilisation des capacités n'a pas varié en avril, ressortant à 90,6.
 
 
 
 

L'ACTUALITÉ DES MARCHÉS FINANCIERS

 
 

MARCHE DES ACTIONS : 

 
Semaine revigorante pour les places financières, dans la continuité de la reprise technique entamée déjà depuis deux semaines. Première facteur de ce rebond des marchés : un contexte européen apaisé, visible au travers du sursaut de l'euro. Afin de rassurer les investisseurs, les dirigeants européens ont également prévu de publier durant la deuxième quinzaine de juillet les résultats des tests de résistance de leurs banques. Au final, le CAC 40 a terminé la semaine à 3 687,21 points, en hausse de 131,69 points (soit 3,70%). Depuis le 9 juin, premier jour d'une vague de hausses sans interruption, l'indice vedette de la place parisienne s'est apprécié de 9%. Il limite désormais ses pertes depuis le début de l'année à moins de 6,5 %. Outre-Atlantique, le Dow Jones a gagné 2,33% sur les cinq dernières séances, tandis que le S&P 500 s'est adjugé 2,37%. Même tendance au Japon, où le Nikkei a progressé de près de 3%, clôturant juste en deçà du seuil des 10 000 points.
 
 

MARCHE DES TAUX : 

 
Rassuré sur le sort des pays périphériques (l'Espagne notamment), b, les investisseurs allant sur les actifs les plus risqués, comme les actions. Le rendement du Bund allemand à 10 ans a grimpé à 2,71% (+13,70 points de base) et l'OAT française a terminé à 3,10% (+7,80 points de base). Aux Etats-Unis, le rendement du bon du Trésor à 10 ans est resté quasi stable, à 3,22% (-1,20 point de base).
 
 

MARCHE DES MATIERES PREMIERES : 

 
Dans le sillage de la détente générale des bourses, le baril de pétrole a gagné 5,20%, à 77,89 dollars. L'appétit pour le risque a réussi à se redresser au cours des dernières séances mais cette reprise ne s'est pas observée pour tous les indicateurs de risque, signe de la frilosité toujours présente des investisseurs quant à la vigueur de la reprise mondiale. Ainsi, l'or, traditionnelle valeurs refuge, a volé vers de nouveaux sommets. L'once de métal précieux a établi un nouveau record historique, à près de 1 260 dollars (+2,69%).
 
 

MARCHE DES DEVISES : 

 
Si le flux d'informations venant d'Europe a commencé la semaine de façon négative, l'émission d'obligations réussie par l'Espagne jeudi et la potentialité accrue d'une politique coordonnée des Etats européens concernant les tests de résistance de leurs banques ont remis d'aplomb la monnaie unique. L'euro évoluait tout près du seuil de 1,24 dollar en fin de semaine (+2,39% sur les cinq séances), un niveau qu'il a retrouvé pour la première fois depuis fin mai. Le billet vert n'a pas seulement cédé du terrain face à l'euro, mais également face à la monnaie japonaise, en terminant sur un repli de 1,03%, à 90,70 yens pour un dollar.
 
 
Indices boursiers 22 juin 2010
 
 
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