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Actualité financière de la semaine avec Generali Investments

26/04/2010
Tendances économiques, évolution des marchés et des indices boursiers, sélection d'OPCVM, retrouvez le bilan de la semaine avec les experts financiers de Generali Investments.
 
  
 

RÉSUMÉ ÉCONOMIQUE DE LA SEMAINE

 
 
La demande officielle d'aide de la Grèce à l'Union européenne et au FMI a fini par convaincre les marchés financiers, au terme d'une semaine fortement chahutée. En effet, le brouillard grec et le nuage islandais ont réussi à occulter les résultats des entreprises et les indicateurs macroéconomiques pourtant très encourageants. Ainsi, aux Etats-Unis, plus de 80% des sociétés ont publié des bénéfices trimestriels supérieurs aux attentes. Toujours outre-Atlantique, les ventes de logements neufs et anciens ont rassuré. En Allemagne, l'Ifo, principal indice de confiance, a nettement progressé.
 
Si la crise grecque est revenue au premier plan, c'est par la conjonction de plusieurs éléments : les taux longs, auxquels le pays peut se refinancer sur les marchés, ont atteint des niveaux historiques, à plus de 8%, Moody's a dégradé sa note sur le pays et les déficits, déjà très importants, ont été revus à la hausse. Les investisseurs semblent donc actuellement tiraillés entre deux sentiments : d'un côté, ils sont toujours prêts à saluer le redressement économique et les très bons résultats des entreprises. De l'autre, ils s'inquiètent des désordres que commence à créer la dérive budgétaire des Etats.
 
 
 

USA : Espoirs de reprise, indicateurs clés en amélioration

 
  • Les ventes de logements anciens ont augmenté davantage que prévu en mars, les acquéreurs cherchant à tirer profit de l'avantage fiscal qui leur est accordé, d'après la Fédération des Agents Immobiliers (NAR). Les reventes ont augmenté de 6,8% le mois dernier à 5,35 millions d'unités en rythme annualisé, alors que les économistes anticipaient en moyenne un rythme de 5,28 millions et une hausse de 4,6%. Cette hausse met fin à trois mois consécutif de baisse des ventes. Par rapport à mars 2009, les ventes de l'immobilier ancien affichent une hausse de 4,61%..
  • Les ventes de logements neufs ont fortement rebondi, et ce davantage que prévu, en mars, pour atteindre leur niveau le plus élevé en huit mois. Le département du Commerce a fait état d'une hausse de ces ventes de 26,9%, son rythme le plus élevé depuis avril 1963, à 411 000 unités annuelles contre 324 000 en février, mettant ainsi fin à quatre mois d'affilée de baisse. Les analystes prévoyaient une hausse, à 330 000 unités annuelles.
  • L'indice des indicateurs avancés a crû plus que prévu en mars, pour atteindre un niveau record et attester d'une reprise économique bien présente, selon le Conference Board. L'indice a augmenté de 1,4%, sa 12ème hausse d'affilée, après un gain de 0,4% en février. Les économistes projetaient une hausse de 1%.
  • Les nouvelles commandes de biens durables ont reculé en mars, contre toute attente, après avoir augmenté pendant trois mois consécutifs. Le département du Commerce a fait état d'une baisse de 1,3%, après une progression de +1,1% pour février. Les carnets de commandes ont été tirés à la baisse par la chute des achats dans le secteur aéronautique, malgré un rebond dans l'automobile.
  • Les prix à la production ont augmenté davantage que prévu en mars, sous l'impulsion des produits alimentaires et du carburant, d'après le département du Travail. Les prix ont progressé de 0,7% le mois dernier, après une baisse de 0,6% en février. Les économistes anticipaient une hausse de 0,4%. Par rapport à mars 2009, l'indice PPI affiche une hausse de 6% après +4,4% en février et contre un consensus de +5,8%.
 
 

ZONE EURO : La reprise se généralise

 
  • L'industrie et le secteur des services ont enregistré en avril une croissance plus forte que prévu, selon l'enquête PMI de l'institut Markit, qui montre que la reprise prend de l'ampleur. L'indice de l'activité dans le secteur des services s'est redressé à 55,5 contre 54,1 en mars, atteignant son meilleur niveau depuis octobre 2007. L'indice des services se situe ainsi pour le huitième mois consécutif au-dessus de la barre de 50 à partir de laquelle il rend compte d'une croissance. Le secteur manufacturier, locomotive de la reprise depuis le troisième trimestre 2009, a de son côté enregistré sa plus forte croissance depuis juin 2006, sous l'impulsion de l'Allemagne.
  • Les commandes à l'industrie ont augmenté plus que prévu en février, grâce à une forte demande de biens intermédiaires. Eurostat a fait état d'une hausse mensuelle de 1,5% de ces commandes et d'une progression annuelle de 12,2%. Les commandes de biens intermédiaires ont augmenté de 2,6% mensuellement et ont bondi de 23% annuellement.
 
 

FRANCE : Accélération de la croissance du secteur privé

 
  • La croissance a accéléré en avril dans le secteur privé, avec un fort regain d'activité dans les services, selon l'enquête PMI publiée par Markit Economics. L'indice composite, qui intègre services et industrie, a progressé à 58,4, son meilleur niveau depuis quatre mois, contre 55,8 en mars. Après quatre mois de baisse, l'indice des services s'est redressé à 57,8 contre 53,8, également à son meilleur niveau de 2010. L'indice PMI manufacturier a plus modestement avancé à 56,7 contre 56,5 en mars, à son meilleur niveau depuis 45 mois, en dépit d'un recul de sa composante production.
  • Les dépenses de consommation des ménages en produits manufacturés ont progressé de 1,2% au mois de mars, selon l'Insee. Compte tenu des baisses intervenues sur les premiers mois de l'année, elles reculent toutefois de 1,9% sur le premier trimestre.
  • Les commandes reçues dans l'industrie française ont encore légèrement diminué de 0,6% en février, après la forte chute de 10% enregistrée en janvier, selon l'Insee. Les seules commandes à l'exportation sont en revanche en augmentation de 3,2% en février. Par rapport à la même période un an plus tôt, au plus fort de la crise internationale, le niveau des commandes reçues dans l'industrie française est en augmentation de 7,8%.
 
 

ALLEMAGNE : Le climat des affaires est au beau fixe

 
  • L'indice Ifo mesurant le climat des affaires s'est encore redressé en avril, pour s'établir à 101,6 points, confirmant ainsi le retour à la dynamique positive du mois de mars. Par sous-catégorie, l'indice des conditions actuelles est paru à 99,3 contre 95,4 points en février, et celui des anticipations est passé de 102 à 104 points.
  • L'indice ZEW du sentiment économique rebondit de 8,5 points pour atteindre 53 au mois d'avril. L'indicateur s'était replié en mars à 44,5. Par ailleurs, l'indice des conditions économiques actuelles se redresse de 12,7 points à -39,2 points.
  • Le secteur manufacturier s'est développé à un rythme record en avril, donnant ainsi un coup d'accélérateur à la croissance du secteur privé, d'après l'enquête Markit. L'indice PMI manufacturier a bondi à 61,3, soit son rythme de croissance le plus élevé depuis la création de cette série statistique en 1996, contre 60,2 en mars et 60,1 attendu. Le sous-indice de la production, à 66,8 contre 64,2 en mars, atteint également un niveau record. L'indice PMI pour les services est ressorti à 55, contre 54,9 en mars, soit son plus haut en 30 mois.
  • Les prix à la production ont augmenté de 0,7% en mars 2010 par rapport à février, d'après l'Office Statistique Fédéral. Sur un an, les prix à la production industrielle affichent une contraction de 1,5% en mars après un recul de 2,9% en février.
 
 

GRANDE-BRETAGNE : Une croissance fragile

 
  • La croissance a ralenti au premier trimestre, ce qui illustre la fragilité de la reprise économique du pays. Le Produit Intérieur Brut s'est accru de 0,2% par rapport au trimestre précédent et s'inscrit en recul de 0,3% par rapport à la même période de 2009. Au quatrième trimestre de 2009, le taux de croissance avait atteint 0,4%, ce qui constituait la première expansion après six trimestres de contraction. Les économistes tablaient pour le premier trimestre sur un taux de croissance de 0,4%.
  • Le nombre de demandeurs d'emploi a reculé à un rythme trois fois plus rapide qu'attendu en mars, d'après l'Office national de la statistique (ONS), mais le taux de chômage au sens du BIT a atteint en février un pic de près de 14 ans. Le nombre de chômeurs indemnisés a reculé de 32 900 le mois dernier alors que les économistes attendaient une baisse plus modeste de 10 000. D'après ce mode de calcul, le taux de chômage s'est établi à 4,8%, contre 4,9% le mois précédent.
  • L'inflation s'est accélérée plus fortement que prévu en mars, sous l'effet de la stabilité des prix du gaz qui avaient fortement baissé l'an passé, selon les statistiques officielles. L'augmentation des coûts du carburant et du prix des billets d'avion ont également contribué à la hausse des prix de détail qui s'est établie à 3,4% le mois dernier, contre 3% en février.
  • Les ventes de détail ont augmenté de 2,2% en volume au mois de mars 2010 en comparaison annuelle, selon l'institut de statistiques ONS. Par rapport au mois de février 2010, les ventes de détail ont progressé de 0,4%. En valeur, les ventes de détail ont progressé de 4,4% au mois de mars en comparaison annuelle.
 
 

JAPON : La confiance des ménages s'améliore

 
  • La confiance des ménages s'est légèrement améliorée au mois de mars, selon les données du gouvernement: l'indice de confiance progresse ainsi à 40,9, contre 39,8 en février. Il s'agit-là de la troisième progression consécutive. L'ensemble des composantes s'est améliorée, avec des hausses un peu plus nettes pour l'emploi et les perspectives d'acquisitions de biens durables que pour la croissance des revenus et les conditions de vie générales.
  • Les exportations ont augmenté de 43,5% en mars par rapport au même mois de l'an dernier, d'après les statistiques officielles, un rebond légèrement inférieur aux attentes. Les économistes anticipaient en effet une progression de 45,9%. Les exportations vers l'Asie, qui représentent plus de la moitié du total des ventes à l'étranger du pays, ont augmenté de 52,9% sur un an. La balance commerciale affiche pour mars un excédent de 948,9 milliards de yens (7,6 milliards d'euros) alors que les économistes s'attendaient à un déficit de 1 030 milliards.
 
 
 

L'ACTUALITÉ DES MARCHÉS FINANCIERS

 

MARCHE DES ACTIONS

 
Les finances de la Grèce ont continué de perturber les marchés. Le soulagement n'est intervenu qu'en fin de semaine, quand le gouvernement grec a demandé le déclenchement d'un dispositif d'aide de l'Union européenne et du Fonds Monétaire International. Les marchés restent cependant méfiants, après les déclarations sévères d'Angela Merkel. Par ailleurs, la réforme du secteur financier, voulue par le président Obama, suscite la prudence des opérateurs.
 
En parallèle, les publications d'entreprises et les indicateurs économiques ont rassuré, aux Etats-Unis notamment. Dans ce contexte, le Dow Jones a progressé de 1,68%, à 11 204,28 points et le S&P 500 a gagné 2,11%, à 1 217,28 points. A Paris, après de nombreuses hésitations, le CAC 40 a terminé la semaine en légère baisse (-0,89%), à 3 951,30 points. Au Japon, le Nikkei a cédé 1,69%, sur fond de prises de bénéfices.
 
 

MARCHE DES TAUX

 
La révision à la hausse du déficit public grec a alarmé le marché obligataire. Le différentiel ("spread") avec l'emprunt allemand à 10 ans, qui sert de référence, était à près 561 points de base en fin de semaine, un niveau encore jamais vu depuis l'entrée de la Grèce dans la Zone Euro en 2001. Cette flambée des taux grecs a eu des répercussions sur les rendements d'autres pays périphériques, faisant craindre une contagion de la problématique des dettes souveraines.
 
En revanche, cette situation a profité aux actifs sûrs, en premier lieu le Bund à 10 ans, qui a diminué de 2,30 points de base, à 3,06% et en second lieu l'OAT française de même maturité, en légère baisse (-1 point de base), à 3,37%. Aux Etats-Unis, le marché obligataire s'est tendu, à l'image du rendement du bon du Trésor à 10 ans, en hausse de 4,50 points de base à 3,81%.
 
 

MARCHE DES MATIERES PREMIERES

 
Les inquiétudes concernant la situation de la Grèce ont pesé un temps sur le pétrole, mais les bonnes statistiques conomiques tant européennes qu'américaines ont permis au baril de gagner 1,31% sur la semaine, à 86,43 dollars.
 
Le prix du métal jaune, quant à lui, a gagné 1,79%, à 1 156,35 dollars l'once. La demande en provenance des pays émergents d'Asie, et plus particulièrement de l'Inde et de la Chine, reste forte, ce qui maintient un courant acheteur, malgré un redémarrage de l'économie qui n'est en général pas favorable à l'or (valeur refuge).
 
 

MARCHE DES DEVISES

 
La monnaie unique, victime de l'abaissement de la note de la Grèce par l'agence de notation Moody's et de la réévaluation du déficit public du pays, a reculé de 1,09%, à 1,3361 dollar pour un euro. Le billet vert s'est, de son côté, apprécié face à la devise nippone, à hauteur de 1,90%, à 93,93 yens pour un dollar.
 
 
Indices financiers avril 2010
 
 
 
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