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Toute l’actualité

Bourse : semaine clôturée en hausse malgré les inquiétudes sur l'Espagne

11/06/2012

Lettre n°369 du 4 au 8 juin 2012

Tendances économiques, évolution des marchés et des indices boursiers, sélection d'OPCVM, retrouvez le bilan de la semaine avec les experts financiers de Generali Investments.
 

Résumé économique de la semaine

Les bourses clôturent la semaine en hausse malgré des nouvelles peu favorables à une amélioration de la conjoncture économique mondiale.

Les interrogations sur la zone euro se sont accentuées depuis la nationalisation de fait de Bankia et l’abaissement de trois crans de la note souveraine de l’Espagne par Fitch (le pays est à deux crans d’être considéré comme un investissement spéculatif). Par ailleurs, Chypre, autre pays de la Zone euro, fait face à un système bancaire éprouvant des difficultés à se refinancer ce qui pourrait conduire le pays à faire appel à l’aide de la Zone euro. Hors de la Zone euro, la Russie, indirectement, pâtit du ralentissement économique européen par la baisse des cours de l’or noir qui a des répercussions négatives sur son économie.

Dans un tel manque de visibilité, les banques centrales occidentales n’ont pas laissé plus de place à de l’optimisme en optant pour un statu quo. La BCE a laissé son principal taux directeur inchangé, laissant entendre que de nouvelles opérations de refinancement à long terme n'étaient pas à l'ordre du jour et accentuant la pression sur les gouvernements pour réformer leurs économies.

Malgré la dégradation de la conjoncture dans la première économie mondiale, Ben Bernanke, président de la FED, n’a pas évoqué un nouvel assouplissement quantitatif (QE 3). Dans ce contexte et dans une conjoncture économique de ralentissement de l’activité, l'optimisme engendré par la décision surprise de la Banque Populaire de Chine de baisser les taux d'intérêt de référence de 0,25% est vite retombé, bien que celle-ci soit une première depuis 2008, L’accord européen d’aide pour le secteur bancaire espagnol, intervenu durant ce weekend, est une bonne nouvelle pour l’Europe et les acteurs de marché. Toutefois, l’optimisme engendré par cette décision restera probablement modéré jusqu’à ce que les résultats des élections législatives en Grèce soient connus.
 

Cours bourse 8 juin 2012


USA : Des indicateurs tempérés

  • Les commandes à l'industrie reculent de 0,6% en avril. C’est leur troisième baisse en quatre mois de 0,6% en avril, selon le Département du Commerce tandis que le consensus tablait sur une légère progression.
  • L'indice ISM non-manufacturier (des directeurs des achats du secteur des services) a progressé à 53,7 le mois dernier contre 53,5 en avril. Les analystes l'attendaient stable.
  • La productivité du secteur non agricole a reculé plus que prévu au premier trimestre. La productivité est ressortie à un taux annuel de -0,9%, un déclin plus important que celui de -0,5% publié initialement par le gouvernement et en comparaison de la hausse de 1,2% sur le quatrième trimestre 2011. La productivité a décliné sur trois des cinq derniers trimestres.
  • Le déficit commercial s'est réduit moins que prévu en avril, selon le Département du Commerce. Le déficit commercial s'est contracté de presque 5% pour atteindre 50,05 milliards de dollars, contre 52,62 milliards de dollars le mois précédent. Economistes et analystes s'attendaient à ce que le déficit du commerce extérieur repasse sous la barre des 50 milliards de dollars en avril. Les importations de biens et services ont diminué de 1,5 milliards à 182,9 milliards de dollars, tandis que les exportations américaines ont parallèlement baissé de 4,1 milliards à 233 milliards de dollars.
     

ZONE EURO : Des indicateurs mesurés

  • Au cours du premier trimestre, le PIB est resté stable par rapport au trimestre précédent, selon les deuxièmes estimations publiées par Eurostat. La Zone euro évite la récession (deux trimestres consécutifs négatifs). Au cours du quatrième trimestre 2011, le taux de croissance avait été de -0,3%. Parmi les composantes du PIB, la consommation des ménages est restée stable, les exportations ont augmenté de 1% et les importations de 0,1%. Ces chiffres masquent toutefois de fortes disparités entre Etats.
  • Les prix à la production sont restés stables au mois d'avril, selon Eurostat, après une hausse de 0,5% en mars. Les économistes tablaient sur une progression de 0,2%. En rythme annuel, les prix à la production ressortent en hausse de 2,6%.
  • L'activité dans le secteur privé a connu en mai son plus fort repli depuis juin 2009, selon Markit. L'indice PMI final composite de l'activité globale s'est replié à 46 le mois dernier, contre 46,7 en avril. L'activité dans le secteur des services s'est de nouveau contractée; l'indice PMI des services est ressorti à 46,7 en mai.
  • Le volume des ventes du commerce de détail a diminué de 1% en avril par rapport à mars, selon Eurostat. En avril 2012 par rapport à avril 2011, l'indice des ventes a baissé de 2,5%. Les économistes avaient tablé sur des baisses de respectivement 0,1% et 1,1%.
  • Le moral des investisseurs a reculé pour le troisième mois consécutif en juin, tombant à un plus bas de plus de trois ans (mai 2009). L'indice du cabinet Sentix est tombé à -28,9, contre -24,5 en mai.
     

FRANCE : Pas de bons indicateurs

  • Après un chiffre à 45,2 en avril, déjà en baisse, l'indice PMI Markit de l'activité des services poursuit son recul en s’établissant à 45,1 points, son plus bas niveau en sept mois. L'indice final composite de l'activité globale en France est sur la même période tombé de 45,9 à 44,6 points, un point bas de 37 mois.
  • Le taux de chômage a augmenté de 0,3 point au premier trimestre 2012, à 9,6% de la population active, a annoncé l'Insee. Ce taux avait déjà progressé de 0,1 point au quatrième trimestre 2011, après 0,1 point au troisième trimestre. Il retrouve son niveau de 1999. Le nombre de demandeurs d'emploi a poursuivi sa progression en avril, pour le 12e mois consécutif.
  • Le déficit commercial a augmenté de plus de 200 millions d'euros en avril, atteignant 5,80 milliards d'euros (5,57 milliards d’euros en mars), ont annoncé les Douanes. Le déficit des 12 derniers mois s'est établi à 68,30 milliards d'euros.
     

ALLEMAGNE : Des indicateurs en berne

  • Les commandes à l'industrie ont reculé de 1,9% en avril, d'après le Ministère Fédéral de l'Économie et des Technologies. Cette hausse intervient après un rebond de 3,2% au mois de mars. Par comparaison, le consensus tablait sur un repli de 1% pour le mois d'avril. La baisse d'avril reflète principalement celle des commandes provenant de l'étranger, en repli de 3,6%, tandis que les commandes domestiques augmentent de 0,4%.
  • La production industrielle a diminué de 2,2% en rythme mensuel en avril, après une augmentation de 2,2% le mois précédent. D'après le Ministère de l'Économie, la production a reculé de 6% dans la construction et a augmenté de 2,4% dans l'énergie. Par comparaison, le consensus tablait sur un recul de 1% de la production industrielle en avril.
  • L'excédent commercial a progressé en avril malgré un recul des exportations, selon le Bureau Fédéral de la Statistique. Il s'est établi à 16,1 milliards d'euros au mois d'avril, contre 14 milliards en mars. Les exportations ont diminué de 1,7% d'un mois sur l'autre (première baisse depuis le début de l’année) et de façon encore plus significative vers la Zone euro (-3,6%). Les importations chutent de 4,8% (plus forte chute depuis deux ans).
     

ROYAUME-UNI : Baisse des prix à la production industrielle

  • Les prix à la production industrielle ont diminué de 0,2% en rythme mensuel en mai 2012, après une augmentation de 0,6% en avril, selon les données de l'Office National de Statistiques. En rythme annuel, la progression des prix à la production industrielle a ralenti à 2,8% le mois dernier, contre 3,2% en avril. Ce taux s'approche ainsi de celui de 2,6%, affiché pour la dernière fois en novembre 2009.
     

JAPON : Croissance meilleure que prévue

  • La croissance au premier trimestre a été encore plus vigoureuse qu'estimé et a atteint 1,2% sur le premier trimestre par rapport au trimestre précédent. Les données préliminaires avaient évalué à 1% cette dernière. En rythme annualisé, la croissance a atteint 4,7% en ce début d'année, contre 4,1% évalué le mois dernier. La révision à la hausse de la consommation des ménages a contribué à celle de la croissance du PIB. Ce premier contributeur de l'activité a été notamment tiré à la hausse par des subventions publiques à l'achat de voitures.

 

L’actualité des marchés financiers
 

MARCHÉ DES ACTIONS

La Bourse de Paris a fini en baisse vendredi après quatre séances consécutives de hausse. A la clôture, l'indice CAC 40 s'inscrit à 3 051,69 points et gagne 3,43% sur la semaine. L'Eurostoxx a gagné, quant à lui, 2,64% et a clôturé la semaine à 2 280,31 points. Outre-Atlantique, les indices Dow Jones et S&P 500 signent de fortes progressions avec respectivement 3,59% et 3,73%. Le Dow Jones termine la semaine à 12 554,20 points et le S&P 500 à 1 325,66 points. Au japon, l’indice Nikkei est l’indice boursier qui a le moins bondi cette semaine avec une montée de 0,23% à 8 459,26 points.
 

MARCHÉ DES TAUX

L’abaissement de trois crans de la note souveraine de l’Espagne a renforcé les craintes sur la capacité du pays à se financer sur les marchés. L’Etat espagnol a dû accepter des taux à nouveau en hausse lors de sa dernière émission obligataire. Le taux d'emprunt à 10 ans de l'Espagne a continué à se tendre à 6,168% et reste au dessus des 6% , témoignage de la nervosité des marchés sur le sort des banques.

La défiance envers les pays d’Europe du Sud décourage bon nombre d’investisseurs, un cercle vicieux qui s'illustre par la remontée des taux des pays fragiles et un repli des investisseurs vers les actifs moins risqués, comme les emprunts allemands, français, britanniques et nord-américains notamment. Toutefois, le bon comportement des marchés actions a pesé sur le rendement obligataire des pays « core ». En Europe, les taux à 10 ans de l’Allemagne ont cru de 14 points de base à 1,32% et ceux de la France de 28 points de base à 2,52%. Outre-Atlantique, les taux d’emprunt à 10 ans des Etats-Unis sont en hausse de 17 points de base à 1,64%.
 

MARCHÉ DES MATIERES PREMIERES

Les inquiétudes sur la croissance et le devenir de la zone euro continue à exercer une pression sur le pétrole qui demeure sous la barre symbolique des 100 dollars pour la seconde semaine. Le pétrole est en recul de -0,59% à 97,78 dollars le baril de Brent. Le métal jaune est en repli de 1,55% cette semaine. L’once d’or se monnaye désormais à 1 586,40 dollars.
 

MARCHÉ DES DEVISES

Malgré un recul en fin de semaine, la monnaie unique n'en a pas moins signé sa meilleure performance hebdomadaire depuis avril face au dollar, regagnant un peu de terrain après cinq semaines de baisse consécutives. Il s’échange donc en fin de semaine un euro pour 1,2467 dollars, parité en hausse de 0,84% sur l’ensemble de la semaine. La parité dollar-yen suit la même tendance et finit la semaine avec un bond de 1,89% à 1 dollar contre 79,49 yens.
 

 

 

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