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Bourse (bilan hebdo) : meilleur moral des investisseurs
18/06/2012
Lettre n°370 du 11 au 15 juin 2012
Tendances économiques, évolution des marchés et des indices boursiers, sélection d'OPCVM, retrouvez le bilan de la semaine avec les experts financiers de Generali Investments.
Résumé économique de la semaine
L’espoir l’a emporté sur les craintes d’une nouvelle phase dans la crise de la zone euro avec des marchés qui ont clôturé la semaine en hausse. Le moral des investisseurs était à la confiance soutenu par des rumeurs selon lesquelles les banques centrales à travers le monde se tenaient prêtes à agir si le résultat des élections en Grèce venait à avoir un effet déstabilisateur.
Les investisseurs n’ont pas réagi négativement aux indicateurs économiques dégradés aux Etats-Unis, ni à des dégradations sans surprise de notes souveraines en Europe, ni au climat politique qui tend à se ternir entre la France et l’Allemagne. La semaine s’est conclue dans l’attente, en vain, des décisions d'une conférence vidéo organisée par le président de l'Union européenne afin de préparer la réunion du G20 organisée en début de semaine au Mexique.
Les marchés vont attendre avec beaucoup d’espoir les décisions des différentes banques centrales notamment celle de la FED qui arrive au terme son l’opération Twist. Ils sont également dans l’attente d’un éventuelle QE3 du fait d’indicateur moins bons qu’anticipés laissant planer le doute sur un nouveau ralentissement. L’issue des élections législatives grecques, bien qu’elle augure d’un avenir européen plus paisible, demande à être confirmée par les décisions du nouveau gouvernement grec et l’interprétation qu’en feront les marchés dans les semaines qui suivent.

USA : Des indicateurs dégradés laissant craindre un ralentissement
- Le moral des ménages s'est dégradé au mois de juin : l'indice de confiance de l’université du Michigan s'inscrit en baisse à 74,1, contre 79,3 le mois dernier.
- Les prix à la consommation ont reculé de 0,3% en mai. L'inflation sur un an est descendue à 1,7%, son niveau le plus bas depuis janvier 2011. La contraction s’est opérée sous l'effet de la chute des prix de l'essence. Ils baissent en mai pour la première fois en deux ans.
- Les prix à la production ont baissé de 1% en mai, un retrait plus prononcé que le consensus qui tablait sur un recul de 0,6%. En avril, les prix à la production avaient reculé de 0,2%.
- Les prix à l'importation ont enregistré une baisse de 1% en mai, selon le Département du Travail, conforme aux attentes du marché. Cette contraction intervient après un repli de 0,5%. Elle s'explique surtout par les prix du carburant qui ont chuté de 4,2% en mai.
- Les ventes au détail ont reculé de 0,2% en mai, identique au recul du mois d'avril et conformément au consensus, d'après le Département du Commerce.
- Selon la Réserve Fédérale, la production industrielle a reculé de 0,1% en mai. Cette baisse intervient après une augmentation de 1% en avril. Dans le détail en mai, la production du secteur manufacturier a reculé de 0,4%.
- L'indice Empire State de la Fed de New York est ressorti en baisse à 2,29 pour le mois de juin, en chute de 15 points montrant un vif ralentissement de la croissance de l’activité manufacturière. En mai, cette statistique était ressortie à 17,09.
ZONE EURO : Des chiffres peu rassurant sur la situation économique
- Le taux d'inflation annuel a été de 2,4% en mai. Le taux d'inflation mensuel a été de -0,1%, selon Eurostat. Les principales composantes présentant les taux annuels les plus fortes en mai ont été les boissons alcoolisées et le tabac, le logement et les transports.
- La production industrielle a diminué de 0,8% dans la Zone euro en avril, selon Eurostat. En mars, la production avait reculé de 0,1%. Sur un an, la production industrielle a baissé de 2,3%.
- Le nombre de personnes ayant un emploi a diminué de 0,2% au premier trimestre 2012 par rapport au trimestre précédent, selon Eurostat. Au quatrième trimestre 2011, l'emploi avait reculé de 0,3%.
- L’excédent du commerce extérieur, en recul au mois d’avril, s’est établi à 5,2 milliards d'euros avec le reste du monde. Le solde enregistré au mois de mars 2012 était de +7,5 milliards. En avril par rapport au mois précédent, les exportations corrigées des variations saisonnières ont diminué de 1,3% et les importations de 3,0%.
FRANCE : Un peu mieux que d’habitude
- Les prix à la consommation ont reculé de 0,1% en mai, après une hausse de 0,1% en avril. L'inflation a également ralenti sur un an, et s’établi à 2,0%, selon l’INSEE. Hausse et bisse se compensent quasiment : d’un coté, diminution des prix de l'énergie et des transports dans le sillage de la chute des cours du pétrole et d’un autre côté, progression des prix de l'alimentation et des services liés au tourisme.
- La production industrielle a augmenté de 1,5% en avril après une baisse de 1% en mars, soutenue par la consommation d'électricité et de gaz, selon l’INSEE. La production de l'industrie manufacturière a en revanche baissé de 0,7% après une hausse de 1,4% un mois plus tôt. Au cours des trois derniers mois, la production a diminué dans l'industrie manufacturière (-0,7%) mais a augmenté dans l'ensemble de l'industrie (+0,4%).
- Les secteurs marchands ont créé 18.300 emplois au premier trimestre (+0,1% par rapport au trimestre précédent), après en avoir détruit 8.100 au dernier trimestre l'an dernier, selon l'INSEE.
ALLEMAGNE : Une inflation maîtrisée
- Les prix à la consommation ont reculé comme prévu de 0,2% en mai, donnant une inflation annuelle de 1,9%, selon l'Office Fédéral de la Statistique. C'est la première fois depuis décembre 2010 que l'inflation repasse sous l'objectif officiel des 2%.
- Les prix de gros ont reculé de 0,7% d'un mois sur l'autre en mai, après avoir progressé de 0,5% en avril, a annoncé jeudi l'Office fédéral de la statistique. Sur un an, les prix de gros ressortent cependant en hausse de 1,7%, après +2,4% le mois précédent. Cette progression est largement due à une hausse de 4,1% des prix des combustibles solides et des produits pétroliers, a précisé l'Office de la statistique.
ROYAUME-UNI : Pas pire – pas mieux
- La production industrielle est restée stable en avril par rapport à mars, selon l'Office National de Statistiques. Elle a toutefois diminué de 0,7% dans le seul secteur manufacturier. Elle était ressortie en hausse de 0,9% en mars. Sur un an, elle a reculé de 1%, tandis que le secteur manufacturier accuse une baisse de 0,3%.
- Les prix à la production ont poursuivis leur ralentissement en mai, atteignant +2,8% en mai sur un an après +3,2% en avril.
- Le déficit commercial s’est creusé à 4,4 milliards de livres au mois d'avril, d'après l'Office National de Statistiques. Le pays a accusé un déficit des biens en augmentation et de son côté, l'excédent des services a légèrement diminué.
JAPON : Légère hausse de la confiance
- L'indice de confiance des consommateurs a repris 0,7 point en mai par rapport à son niveau d'avril, lorsqu'il avait fléchi pour la première fois depuis la catastrophe de mars 2011, selon le gouvernement. L'indice général de confiance s'est établi à 40,7 points le mois dernier, contre 40,0 points pour le précédent.
CHINE : Un soutien salvateur de l’étranger
- La hausse des prix à la consommation a été la plus faible en deux ans au mois de mai. L'inflation s'est ainsi établi à 3% le mois dernier, contre 3,4% en avril.
- Selon le bureau national de statistiques, les prix à la production ont reculé de 1,4% en mai. C'est le troisième mois de suite de recul des prix producteurs.
- La production industrielle a augmenté moins que prévu en mai. Cette production a ainsi augmenté de 9,6% le mois dernier, ce qui est mieux que le creux de trois ans de +9,3% touché en avril.
- Les investissements dans des actifs immobiliers, le deuxième moteur de la croissance au premier trimestre après la consommation, a augmenté de 20,1% sur la période janvier-mai, une évolution légèrement supérieure aux anticipations des économistes. En revanche, les ventes au détail ont augmenté moins que prévu sur un an.
- Malgré un ralentissement de la croissance domestique et extérieure, les exportations et importations du pays ont toutes les deux été des bonnes surprises au mois de mai. Les exportations ont crû de 15,3% et les importations de 12,7%. En valeur, importations et exportations chinoises ont atteint un niveau record en termes de valeur. L'excédent commercial est ressorti à 18,7 milliards de dollars en mai, contre un consensus de 16,2 milliards et 18,4 milliards en avril.
L’actualité des marchés financiers
MARCHÉ DES ACTIONS
Tous les indices boursiers ont enregistré une hausse hebdomadaire. Le CAC 40 finit à 3 087,62 points soit un gain de 1,18% sur la semaine. L'Eurostoxx 50 a progressé de 1,75% à 2 320,26 points. Wall Street affiche sa deuxième semaine consécutive dans le vert, le Dow Jones et le S&P 500 progressent dans une mesure assez semblable : le Dow Jones augmente de 1,70% à 12 767,17 points et le S&P 500 s’inscrit en hausse de 1,30% à 1 342,84 points. Le Nikkei connait une évolution similaire au S&P 500 et a clôturé la semaine à 8 569,32 points.
MARCHÉ DES TAUX
Le taux à 10 ans de l'Espagne a atteint, cette semaine, un nouveau plus haut depuis la création de la zone euro, tout près des 7% après la dégradation de trois crans de la note du pays par Moody's. L’Italie, pour sa part, subit également de nouvelles attaques qui se sont traduites par un renchérissement de sa dette obligataire. Les rendements des emprunts américains à 10 ans ont connu une légère détente (-5points de base) à 1,59%. Les rendements des pays core européens se sont légèrement tendus : le taux de rendement à 10 ans demandé par les investisseurs à l’Allemagne s’établit en hausse de 15 points de base à 1,46%, ce qui entraine un resserrement du spread avec la France dont le taux de même maturité ressort à 2,61% en hausse de 9 points de base.
MARCHÉ DES MATIERES PREMIERES
L’or a été soutenu par des indicateurs économiques américains inférieurs aux attentes et la possibilité que la FED mettent en place un nouveau plan d’assouplissement alors que l’opération Twist arrive a échéance à la fin du mois.
Il progresse de 2,59% sur la semaine et reste au dessus du seuil des 1 600 dollars l’once (1 627,49 dollars l’once). Le pétrole n’a pas connu d’évolution significative. Il est resté stable sur la semaine (+0,02%) à 97,80 dollars le baril en raison d’une situation économique mondiale qui semble de moins en moins favorable : activité en baisse en Chine et indicateurs avancées aux Etats-Unis qui ne laisse pas place à l’optimisme.
MARCHÉ DES DEVISES
L'euro a monté contre le dollar. Il s’échange, en fin de semaine, 1 euro contre 1,2625 dollars ; parité en hausse de 1,27% par rapport à la semaine précédente. L’euro a bénéficié de l'espoir que les banques centrales ne laisseront pas la panique s'installer si les élections grecques consacrent la victoire d'une formation anti-austérité. La parité dollar-yen a légèrement reculé (-0,97%) pour s’établir à 1 dollar pour 78,7150 yens après des mauvais indicateurs américains et un statu quo de la banque du Japon.