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Toute l’actualité

Bourse : forte volatilité au gré des arbitrages des banques centrales

06/08/2012

Lettre n°377 du 30 juillet au 3 août 2012

Tendances économiques, évolution des marchés et des indices boursiers, sélection d'OPCVM, retrouvez le bilan de la semaine avec les experts financiers de Generali Investments.
 

Résumé économique de la semaine

La semaine a été très volatile, les marchés évoluant en fonction de la perception des investisseurs vis-à-vis des décisions des banques centrales.

En premier lieu, la Banque Centrale américaine (FED) n'a pas succombé aux sirènes d'un nouveau plan d'assouplissement quantitatif, même si elle a admis que de nouveaux rachats d'actifs pourraient se produire à terme afin de soutenir une économie qui perd de son élan. Cette démarche est apparue comme floue aux yeux des investisseurs.

En second lieu, la Banque Centrale Européenne (BCE) a également opté pour un statu-quo mais a admis que de nouveaux rachats d'actifs pourraient intervenir à terme pour faire baisser les coûts d'emprunts de pays sous pression comme l'Espagne ou l'Italie.

Finalement, portés par des créations d’emplois aux Etats-Unis meilleures que prévues et la forte probabilité d’une mise en place de politiques d’assouplissement monétaire par les banques centrales, les marchés ont enregistré de fortes progressions. Ainsi, vendredi, à Paris, le CAC 40 a affiché sa deuxième plus forte hausse de l’année.
 

Cours bourse 3 août 2012


USA : Une cascade de chiffres qui ne donnent pas de tendance claire

  • Les créations d'emplois dans le secteur privé ont été très supérieures aux attentes en juillet, selon les résultats de l'enquête mensuelle ADP. Il est estimé que 163 000 postes ont été créés le mois dernier, alors que le marché attendait 125 000 nouveaux postes. Le taux de chômage a en revanche augmenté, ressortant à 8,3% en juillet, contre 8,2% en juin.
  • L’indice PMI de Chicago a progressé contre toute attente le mois dernier. Il a enregistré une hausse pour atteindre 53,7, contre 52,9 le mois précédent. Les analystes tablaient sur un repli de l’indice à 52,4 pour le mois dernier.
  • Selon l'indice ISM manufacturier, l'activité des industries manufacturières demeure en repli en juillet pour le deuxième mois consécutif, après près de trois ans de progression. L'ISM manufacturier a très légèrement progressé de 0,1 point par rapport à juin pour s'établir à 49,8.
  • L'activité dans les services aux Etats-Unis a accéléré sa progression en juillet. L'ISM non-manufacturier a gagné 0,5 point par rapport à juin, pour s'établir à 52,6.
  • Les commandes aux industries manufacturières ont enregistré une baisse surprise en juin après un rebond au mois précédent, selon le département du Commerce. Elles se sont repliées de 0,5%, effaçant le gain observé le mois dernier. Sur un an, l'indicateur apparait toutefois en hausse de 5,2%.
  • Les commandes de biens durables ont, elles, bien résisté en juin et s'affichaient en territoire positif (+1,3%), enregistrant toutefois une légère décélération par rapport au mois dernier où elles avaient gagné 1,5% grâce à un net rebond des commandes au secteur de l'aéronautique civile et militaire.
  • L'inflation est restée stable en juin à +1,5% sur un an, selon le département du Commerce. La hausse des prix, qui était déjà de 1,5% le mois précédent, est bien inférieure à l'objectif de la FED, qui souhaite une inflation de 2% sur un an à moyen terme.
  • Le moral des ménages a rebondi en juillet après s'être affaissé pendant quatre mois d'affilée, selon l'indice de confiance des consommateurs publié par le Conference Board. Cet indice a gagné 3,2 points par rapport à son niveau de juin pour s'établir à 65,9, dépassant la prévision des analystes qui le donnait à 61 mais demeure à des niveaux historiquement bas.
     

ZONE EURO : Dégradation des indicateurs-clés

  • L'inflation reste inchangée en juillet à 2,4 % sur un an, selon Eurostat. Elle dépasse le seuil de 2 % visé par la BCE pour le 20ème mois d'affilée.
  • L'indice PMI composite, qui combine l'indice PMI manufacturier et l'indice des services, est ressorti à 46,5 le mois dernier, contre une première estimation de 46,4 et en juin.
  • Se repliant de 45,1 en juin à 44 en juillet, l'indice PMI Markit pour l'industrie manufacturière affiche un plus bas de 37 mois. Il signale ainsi une contraction du secteur manufacturier pour le 12ème mois consécutif.
  • Le secteur des services a augmenté en juillet, atteignant un plus haut de quatre mois à 47,9, mais il reste nettement inférieur à la barre de 50, sous le coup d'une chute des prises des commandes qui contraint les entreprises à réduire leurs effectifs.
  • L’indice de sentiment économique, dévoilé par la Commission Européenne, s’est dégradé en juillet de deux points à 87,9. L'indice de confiance des chefs d'entreprises et des consommateurs atteint en juillet son plus bas niveau en près de trois ans, faisant craindre une aggravation de la récession. Il s'agit de son quatrième mois consécutif de baisse.
  • L'indice des prix à la production industrielle a diminué de 0,5 % en juin comme c'était le cas en mai, selon Eurostat. Sur un an, ils ont enregistré une hausse de 1,8 %.
  • Le taux de chômage est resté stable au mois de juin. Il s'élève à 11,2 % de la population active et égale ainsi son niveau du mois de mai selon Eurostat. Cela fait maintenant quatorze mois que le chômage atteint ou dépasse le seuil des 10 %.
  • Les ventes de détail ont légèrement augmentée (+0,1%) en juin par rapport à mai, selon Eurostat. Sur un an, les ventes restent toutefois orientées à la baisse avec un déclin de 1,2% par rapport à juin 2011.
     

FRANCE : Données contradictoires entre secteur industriel et secteur des services

  • La contraction de l'activité dans le secteur manufacturier s'est accentuée en juillet avec le plongeon des nouvelles commandes. L'indice PMI manufacturier s'est inscrit à 43,4 contre 45,2 en juin, affichant son plus faible niveau depuis mai 2009. La faiblesse de la demande sur le marché intérieur et sur les marchés à l'export continue de peser sur les performances des entreprises manufacturières, ces dernières pâtissant fortement du climat d'incertitude économique et de la détérioration de la conjoncture internationale.
  • L'indice PMI des services s'est inscrit en juillet à 50, juste au niveau séparant contraction et expansion, contre 47,9 en juin.
  • Les prix de production du secteur industriel ont baissé de 0,9% en juin, un nouveau recul après celui de mai, lié de nouveau aux prix de l'énergie et des produits du raffinage, selon l’Insee.
  • La consommation des ménages français est restée en hausse en juin, affichant une très légère progression de 0,1% après avoir augmenté de 0,5% en mai, a annoncé l’Insee. Cette augmentation est conforme au consensus. La très légère hausse des dépenses en juin est imputable aux dépenses alimentaires dont la progression compense le recul des dépenses en énergie.
     

ALLEMAGNE : Un peu plus d’inquiétude

  • En juillet, le nombre de chômeurs a augmenté pour le quatrième mois consécutif. L'agence nationale pour l'emploi a recensé 7 000 personnes en plus par rapport à juin, le nombre total de chômeurs s'établissant désormais à 2,88 millions de personnes.
  • Par rapport au mois de mai, les ventes au détail ont diminué de 0,1%. Sur un an, elles sont en progression de 2,9%.
  • L’inflation est restée stable en juillet, s’établissant à 1,7% selon Destatis, conformément aux attentes des analystes. Sur un mois, les prix ont crû de 0,4%.
     

ROYAUME-UNI : Contraction de l’activité manufacturière

  • Le secteur manufacturier voit sa contraction s'accentuer fortement en juillet, à en croire Markit : l'indice PMI manufacturier est passé de 48,4 en juin à 45,4 le mois dernier, soit un plus bas depuis 38 mois.
     

JAPON : Des chiffres mitigés

  • Le taux de chômage a diminué de 0,1 point à 4,3% de la population active en juin, après une baisse de 0,2 point le mois précédent. A la fin du mois de juin, le nombre de demandeurs d'emploi dans l'archipel s'établissait à 2,88 millions, un niveau en baisse de 8,3% par rapport à la même date un an auparavant.
  • La consommation des ménages a augmenté (+1,6%) pour le cinquième mois d'affilée, quoique moins que prévu. Le regain de vigueur de la consommation est également le résultat d'un rebond technique après la longue période de morosité qui avait suivi le séisme et le tsunami de mars 2011.
  • La production industrielle a baissé de 0,1% en juin par rapport à mai, selon le ministère de l’Economie. Sur un an, la production s’est repliée de 2%.
  • La progression des ventes au détail au Japon a fortement ralenti en juin, à 0,2% sur un an, soit la plus faible croissance depuis décembre.
     

CHINE : Ralentissement de l’activité

  • L’activité manufacturière a atteint en juillet son plus bas niveau en huit mois. L’indice PMI manufacturier est tombé à 50,1 en juillet contre 50,2 en juin, selon HSBC.

 

L’actualité des marchés financiers

MARCHÉ DES ACTIONS

Les bourses européennes ont terminé en forte hausse, effaçant leurs pertes de la veille, rassurées sur les perspectives d'une intervention des banques centrales et par des chiffres meilleurs qu'attendu sur l'emploi et l'activité dans le secteur des services aux Etats-Unis. Wall Street a également terminé en très nette hausse vendredi, permettant aux indices boursiers new-yorkais de mettre un terme à une série de quatre séances de baisse consécutive.

À Paris, le CAC 40 a terminé à 3.374,19 points, emmené par les valeurs bancaires. Sur la semaine le CAC 40 s'adjuge 2,87%. Le DJ Stoxx 50 progresse simultanément et s’établit à 2 529,01 points. A New-York, le Dow Jones et le S&P 500 sont quasi-stables sur la semaine, respectivement, à 13 096,17 points (+0,16%) et 1 390,99 (+0,36%). Au Japon, l’indice Nikkei affiche un faible repli de 0,13% à 8 555,11 points.
 

MARCHÉ DES TAUX

Les fluctuations de marché ont été dictées par les réunions des banques centrales.

En Europe, le taux de rendement du Bund à 10 ans est resté stable à 1,38% sur la semaine alors que celui de l’OAT à 10 ans a enregistré un repli de 13 points de base à 2,09%. Outre-Atlantique, le taux des Treasuries à 10 ans demeure quasi-stable (+ 2 points de base). Enfin, sur le marché interbancaire, l’Euribor à 3 mois enregistre à nouveau un record de plus bas à 0,38%.
 

MARCHÉ DES MATIERES PREMIERES

L’or a cédé un peu de terrain cette semaine (-0,96%) mais l’once est restée au dessus de la barre symbolique des 1 600 dollars. Le pétrole a enregistré une hausse de 1,74% sur la semaine. Le prix du baril de Brent était de 108,98 dollars à la clôture de vendredi soir.
 

MARCHÉ DES DEVISES

L'euro a enregistré une hausse de 1,5% vendredi à 1,2340 dollar avec le regain d'appétit pour le risque s'accompagnant traditionnellement d'un affaiblissement de la devise américaine. Cela n’a pas permis d’empêcher un recul de la parité sur la semaine. Cette dernière cède 0,24%.

 

 

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