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Actualité financière de la semaine avec Generali Investments - 06/07/2010

Actualité marchés financiers Bourse

Lettre n°275 du 28 Juin au 02 juillet 2010


Tendances économiques, évolution des marchés et des indices boursiers, sélection d'OPCVM, retrouvez le bilan de la semaine avec les experts financiers de Generali Investments.


Résumé économique de la semaine


Les marchés actions ont affiché un net recul cette semaine, sur fond de regain de craintes sur la santé de l'économie mondiale.
Les mauvaises nouvelles sont d'abord venues d'Asie, avec la révision en baisse de l'indice composite du Conference Board d'avril sur les perspectives économiques chinoises. Ce chiffre a alerté les marchés sur la possibilité d'un ralentissement de l'économie du pays. Jeudi, c'est à nouveau Pékin qui a fait trembler les marchés avec un recul de l'indice PMI concernant l'activité industrielle. Aux Etats-Unis, plusieurs statistiques ont mis une hypothèque sur la croissance, avec notamment la rechute de l'indice de confiance des consommateurs et le ralentissement affiché par la production industrielle. Les chiffres de l'emploi, très attendus par les marchés, sont ressortis en demi-teinte : l'économie américaine a détruit davantage d'emplois que prévu au mois de juin, mais le taux de chômage est ressorti inférieur aux anticipations des analystes. En Europe, c'est le spectre d'une crise de liquidités pour le système financier qui a resurgi, alors qu'un millier de banques devaient rembourser des prêts d'un an à la BCE. Les dispositions prises par cette dernière pour faciliter les remboursements semblent cependant avoir bien fonctionné. Cela dit, les banques ont figuré parmi les valeurs les plus attaquées. La publication des tests de résistance sur les banques européennes, prévue pour le 23 juillet prochain, pourrait apporter aux marchés la sérénité dont ils manquent cruellement depuis plusieurs semaines.


USA : Les destructions d'emplois recommencent, mais le chômage baisse

  • L'économie a détruit 125 000 emplois non-agricoles en juin, soit un peu plus que prévu, en raison de la fin de plusieurs milliers de contrats intérimaires liés au recensement et de recrutements moins nombreux qu'espéré dans le secteur privé, d'après les statistiques officielles. C'est la première fois depuis le début de l'année que l'économie américaine a détruit des emplois et le nombre de destructions de postes enregistré le mois dernier est le plus élevé depuis octobre 2009. Malgré les destructions d'emplois enregistrées sur le mois, le taux de chômage ressort à 9,5% en juin, son plus bas niveau depuis juillet 2009, contre 9,7% en mai. Les économistes tablaient sur un taux de 9,8%. Ce recul peut s'expliquer par des sorties définitives d'une partie des chômeurs du marché du travail.
  • La confiance du consommateur a plongé en juin après trois mois de hausse consécutive, en raison des inquiétudes liées au marché de l'emploi, selon l'institut du Conference Board. Son indice ressort ainsi à 52,9 en juin contre 62,7 en mai. Les analystes l'attendaient à 62,8. L'indice des anticipations ressort à 71,2, contre 84,6 un mois auparavant. L'indice d'évaluation de la conjoncture du moment est tombé à 25,5, contre 29,8 en mai.
  • La consommation des ménages a augmenté légèrement plus qu'attendu en mai en dépit de la hausse continue de leur épargne, au plus haut depuis huit mois, selon le département du Commerce. Leurs dépenses de consommation ont progressé de 0,2% après avoir stagné en avril. Les économistes anticipaient en moyenne une hausse de 0,1%. Le revenu des ménages a parallèlement augmenté de 0,4% après un gain de 0,5% un mois plus tôt. Le taux d'épargne a atteint 4% contre 3,8% en avril.
  • La croissance de l'activité économique dans la région de Chicago, l'une des plus industrialisées du pays, a continué de ralentir en juin mais un peu moins qu'attendu, d'après l'enquête mensuelle de l'institut ISM auprès des directeurs d'achats. L'indice PMI a reculé à 59,1 contre 59,7 en mai. Cet indicateur avait atteint en avril son plus haut niveau depuis cinq ans à 63,8 et les économistes anticipaient pour juin un chiffre en léger repli à 59.
  • La croissance de l'activité manufacturière a ralenti en juin, pour tomber à son plus bas niveau depuis décembre 2009. L'indice ISM du secteur est ressorti à 56,2 le mois dernier contre 59,7 en mai et un consensus le donnant à 59. Le sous-indice de l'emploi est tombé à 57,8 après 59,8 en mai, ce qui constituait alors son niveau le plus élevé depuis mai 2004. La composante des commandes nouvelles a reculé à 58,5, son plus bas niveau depuis octobre 2009, contre 65,7 le mois précédent.
  • Les commandes à l'industrie ont baissé en mai pour la première fois en neuf mois, et davantage que prévu, selon le département du Commerce. En données corrigées des variations saisonnières, les commandes à l'industrie manufacturière ont reculé de 1,4% par rapport au mois précédent, après huit mois consécutifs de hausse. Les analystes attendaient une baisse, mais moins marquée, de 0,6%. Le recul des commandes est dû entre autres à celles des avions civils (-29,6%).
  • Le département du Commerce a fait état d'une baisse de 0,2% des dépenses globales de construction en mai, à 841,9 milliards de dollars en rythme annualisé, après une hausse de 2,3% en avril, qui était la plus forte progression mensuelle depuis près de dix ans. Les économistes anticipaient en moyenne une baisse de 0,8% de ces dépenses.


    ZONE EURO : Fléchissement de la production industrielle

  • L'Indice PMI Markit pour l'industrie manufacturière s'est légèrement replié en juin, à 55,6, contre 55,8 en mai. Affichant un plus bas de quatre mois, il s'éloigne encore du plus haut de près de quatre ans observé en avril, mais se maintient à un niveau nettement supérieur à la moyenne enregistrée depuis le début de l'enquête. Pour sa part, la production a augmenté à un rythme légèrement plus élevé tandis que le volume des nouvelles commandes enregistre sa plus faible croissance depuis le début de l'année 2010.
  • Le taux de chômage est resté stable à 10% en mai, selon Eurostat, qui laissent entendre que les conditions sur le marché du travail ont cessé de se détériorer. Les économistes avaient tablé sur un taux de chômage de 10,1%, chiffre qui correspondait à l'estimation initiale pour le mois d'avril. Le nombre des demandeurs d'emplois a augmenté de 35 000 par rapport à avril, à 15,789 millions. La stabilité du taux de chômage s'explique notamment par la baisse du nombre de demandeurs d'emplois en Allemagne, évolution qui a compensé la hausse du taux de chômage en Espagne, alors que ce taux est resté stable en Italie et en France.
  • Le sentiment économique s'est légèrement amélioré en juin après avoir fortement reculé le mois précédent, d'après les statistiques officielles, qui suggèrent une atténuation des craintes relatives à la crise de la dette. L'indice du sentiment économique s'est établi à 98,7 en juin, contre en 98,4 mai. Les économistes l'attendaient en baisse à 98,2. Le sentiment dans l'industrie est resté inchangé à -6 contre -7 attendu. Dans les services, il a progressé à 4 contre 3 enregistré le mois précédent.
  • L'inflation s'est accélérée un peu moins rapidement que prévu en juin, ce qui illustre le fait que la croissance des prix reste contenue malgré le redressement de l'économie. Les prix à la consommation ont augmenté de 1,4% sur un an, contre +1,6% en mai, selon Eurostat. Les économistes anticipaient une hausse de 1,5% des prix en juin.
  • Les prix à la production industrielle ont continué à augmenter en mai, de 0,3% comparé au mois précédent, selon Eurostat. C'est le huitième mois consécutif d'augmentation des prix à la production sur un mois. Sur un an, les prix à la production ont enregistré une augmentation de 3,1%.


    FRANCE : Nouveau recul du moral des consommateurs

  • Le moral des consommateurs s'est dégradé en juin pour le cinquième mois consécutif, selon l'INSEE. L'indicateur résumé de l'opinion des ménages sur la situation économique a reculé d'un point à -39 pour s'établir à son plus bas niveau depuis mai 2009. L'opinion des ménages sur leur situation financière passée et future est stable, de même que leur opinion sur l'opportunité de faire des achats importants. En revanche, les perspectives d'évolution du niveau de vie continuent leur baisse entamée depuis le début de l'année (-2 points par rapport à mai, -19 points depuis janvier).
  • La croissance dans l'industrie manufacturière a ralenti en juin pour le deuxième mois consécutif, d'après l'enquête de l'institut Markit Economics. L'indice PMI sur la confiance des directeurs d'achat dans l'industrie a en effet fléchi à 54,8 points, son plus bas niveau depuis décembre 2009.
  • Les prix à la production sont restés stables en mai après une hausse de 1% en avril, mais enregistrent une progression de 4,3% sur un an, selon l'Insee. Les économistes prévoyaient en moyenne une hausse mensuelle de 0,2%.


    ALLEMAGNE : Le chômage poursuit sa décrue

  • Le taux de chômage a atteint en juin son plus bas niveau depuis décembre 2008 mais les perspectives économiques incertaines pour 2011 pourraient compromettre cette tendance. Le nombre de chômeurs a diminué de 21 000, après avoir baissé de 41 000 en mai, pour revenir à 3,23 millions, d'après l'Office Fédéral du Travail. Le taux de chômage affiche ainsi un douzième mois consécutif de baisse.
  • L'inflation a ralenti légèrement plus qu'attendu en juin, une évolution qui pourrait nourrir les inquiétudes sur d'éventuels risques déflationnistes menaçant la Zone Euro. Les prix à la consommation ont augmenté de 0,9% en rythme annuel selon les statistiques fédérales, alors que leur hausse avait atteint 1,2% en mai. Les économistes anticipaient en moyenne une hausse des prix de 1% sur un an. Ce ralentissement est dû en grande partie à la baisse des prix du gaz, selon l'Office fédéral des statistiques. D'un mois sur l'autre, l'inflation est restée stable, à 0,1%.
  • La croissance de l'activité dans le secteur manufacturier s'est poursuivie en juin, progressant au même rythme qu'en mai en dépit des effets des mesures d'austérité sur la demande, d'après l'enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d'achats. L'indice d'activité du secteur s'établit ainsi à 58,4. Le sous-indice de la production a progressé à 60,3 contre 59,2 en mai, celui des nouvelles commandes diminué à 58,1 contre 59,6.
  • Les ventes au détail ont augmenté de 0,4% en mai en termes réels par rapport au mois d'avril, d'après l'Office Fédéral de la Statistique, une évolution conforme aux attentes qui marque une amélioration de la consommation. Sur un an, les ventes au détail accusent un recul de 2,4% après une baisse de 3,6% en avril.


    GRANDE-BRETAGNE : Le secteur manufacturier se maintient au plus haut

  • L'indice PMI du secteur manufacturier est resté proche de ses plus hauts atteints les mois précédents en juin, ce qui s'est notamment traduit par le rythme de créations d'emplois le plus élevé depuis 1995. L'indice Markit s'est établi à 57,5 le mois dernier, un niveau à peine inférieur aux plus hauts de quinze ans enregistrés à 58 points en mai et avril.


    JAPON : Embellie du climat des affaires

  • L'indice Tankan de confiance des grandes entreprises manufacturières est redevenu positif en juin pour la première fois depuis deux ans, progressant de 15 points par rapport à mars à +1 point, d'après la Banque du Japon (BoJ). Ce résultat conforte les espoirs de reprise de la deuxième économie mondiale, dont la croissance est tirée depuis des mois par les exportations vers les pays asiatiques et émergents, notamment la Chine.
  • Le taux de chômage est monté à 5,2% en mai contre 5,1% en avril, selon le ministère des Affaires Intérieures, indiquant que la reprise économique tarde à profiter au marché de l'emploi. Le taux de chômage remonte lentement mais sans discontinuer depuis le mois de mars, après avoir baissé pendant l'hiver. En mai, on recensait au Japon 3,47 millions de chômeurs, une statistique inchangée depuis un an, alors que la population active s'est repliée de 0,7%.
  • La production industrielle a reculé de 0,1% en mai et les livraisons des entreprises ont diminué de 1,7%, leur plus forte baisse depuis plus d'un an, une évolution qui incite à conclure que l'impact du rebond des exportations vers les économies les plus dynamiques d'Asie s'atténue. Les stocks des industriels ont parallèlement augmenté de 2%, leur plus forte hausse depuis août 2004.


    CHINE : L'économie montre des signes de décélération

  • Le rythme de la croissance du secteur manufacturier a ralenti en juin en réaction aux efforts déployés par Pékin pour freiner l'expansion du secteur immobilier et contenir l'augmentation des crédits. Le manque de souffle de la reprise mondiale heurte aussi la confiance des entrepreneurs. L'indice PMI officiel est ressorti à 52,1 en juin contre 53,9 en mai. C'est le chiffre le plus faible depuis février et il est bien inférieur au chiffre de 53,1 prévu par les analystes.
  • Le Conference Board a corrigé son indice des indicateurs avancés pour le mois d'avril, qui ressort désormais en hausse de 0,3% contre une progression de 1,7% annoncée initialement. L'indice des indicateurs avancés est une mesure des perspectives économiques du pays.

 

 

L'ACTUALITE DES MARCHES FINANCIERS

 

MARCHE DES ACTIONS :

  • Croissance chinoise, dettes publiques, liquidité bancaire, les Bourses ont sérieusement marqué le pas à la suite d'une conjonction de mauvaises nouvelles. Si les relativement faibles demandes de financements des banques européennes auprès de la BCE ont rassuré, la menace d'une dégradation de la note de l'Espagne par Moody's et les nuages qui s'accumulent sur la croissance mondiale inquiètent les investisseurs. Le CAC 40 a ainsi terminé à 3 348,37 points, soit un repli de 4,87% en cinq séances. La Bourse de New York a fini au plus bas depuis neuf mois, affectée notamment par des chiffres de l'emploi moins bons que prévu aux Etats-Unis: le Dow Jones a perdu 4,51% à 9 686,48 points et le S&P 500 a reculé de 5,03%, à 1 022,58 points. Le Nikkei, quant à lui, a accusé un recul de 5,48%, en terminant à 9 203,71 points. La vigueur du yen commence à pénaliser les sociétés exportatrices et la perspective d'un ralentissement de la croissance en Chine affecte directement les valeurs nippones.


MARCHE DES TAUX :

  • Après les allocations de liquidités réalisées cette semaine par la BCE, les investisseurs ont réalisé que les inquiétudes à l'égard des banques européennes étaient quelque peu excessives, et ce regain d'intérêt a profité notamment aux pays périphériques. Ainsi, les obligations portugaises et grecques à dix ans ont vu leur rendement baisser. De la même manière, les rendements obligataires en Espagne se sont détendus, une évolution facilitée par l'émission réussie d'obligations espagnoles. Le Bund allemand à 10 ans, qui sert de référence en Europe, a légèrement diminué (-3,50 points de base), à 2,573%. Le rendement de l'OAT française s'est détendu de 11,10 points de base, à 2,98%. Aux Etats-Unis, le rendement du bon du Trésor à 10 ans a baissé de 13,20 points de base, à 2,98%.


MARCHE DES MATIERES PREMIERES :

  • Les interrogations des marchés sur le rythme d'expansion de l'économie mondiale au cours des prochains mois ont rendu possible un repli des cours de l'or noir. Ainsi, le baril de brent se négociait à 71,48 dollars en clôture, soit une baisse de 6,65% par rapport à la semaine précédente. L'or s'est également déprécié, en perdant 3,85%, à 1 206 dollars l'once. Le gain de 2,5% de la parité euro-dollar et la perspective d'une moindre demande chinoise expliquent l'essentiel du reflux des cours des matières premières. 

 

MARCHE DES DEVISES :

 

  • La parité euro-dollar a vivement rebondi cette semaine. Le sentiment que l'Europe allait échapper au « mur de liquidités » a facilité ce revirement de la monnaie unique, qui termine en hausse de 2,52%, à 1,2602 dollar pour un euro. La publication d'une série d'indicateurs témoignant d'un ralentissement de l'économie américaine a également contribué à ce rebond de la valeur de l'euro, tout comme les interrogations portées sur le rythme de croissance de la Chine. Dans ce contexte, le billet vert a reculé face à la devise nippone, à hauteur de 1,64%, pour se négocier en fin de semaine à 87,765 yens pour un dollar.


Indices boursiers 06 juillet 2010

 

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