Skip to main content

Comment dépolluer votre logement ?

En moyenne, nous passons 16 h par jour à notre domicile, hors confinement, selon le ministère de la Transition écologique. Or, l’air peut parfois être plus pollué à l’intérieur qu’à l’extérieur. Comment remédier à ce problème ? Nos conseils.

Quelles sont les pollutions qui menacent votre intérieur ?

Chaudière mal entretenue, meubles, solvants et peintures, produits d’entretien, poussières… À l’intérieur de votre habitation, les sources de pollution sont multiples et la plupart du temps invisibles et inodores. Les principaux polluants sont les particules et les composés organiques volatils (COV), sans oublier les moisissures et les acariens.

Par ailleurs, 10 % des logements comportent des concentrations très élevées de plusieurs polluants simultanément, selon le ministère de la Transition écologique.

Comment faire un diagnostic de votre situation personnelle ?

Pour avoir les bons réflexes en matière de (dé)pollution du logement, mieux vaut disposer d’un socle de connaissances. Pour cela, vous pouvez aller sur le site Un bon air chez moi, mis en place par le ministère de l’Écologie. Vous y trouverez un quiz qui vous aidera à déterminer les sources de pollution de votre logement et à connaître les gestes à adopter pour les réduire.

Si vous êtes souvent confrontés à des troubles ORL ou que vous souffrez d’allergies, vous avez intérêt à demander un audit sur la qualité de l’air à votre domicile, qui sera effectué par un conseiller médical en environnement intérieur (CMEI). Au préalable, vous devrez vous procurer une prescription médicale auprès de votre généraliste, d’un pédiatre ou d’un spécialiste (allergologue, pneumologue, etc.).

Quels sont les bons gestes à adopter ?

Pour garantir une bonne qualité de l’air intérieur, il est indispensable d’assurer un bon renouvellement de l’air dans votre logement. Disposez-vous d’une ventilation adaptée à la taille de votre habitation et en bon état de marche ? Pensez à vérifier régulièrement son fonctionnement, nettoyez 1 fois par trimestre les bouches d’extraction et de soufflage et faite-la entretenir au moins tous les 3 ans par un spécialiste.

Il est également important et obligatoire de faire vérifier régulièrement votre système de chauffage par un spécialiste, 1 fois par an.

Il également utile de rappeler qu’il faut penser à aérer et à ventiler toutes les pièces de votre habitation, le matin comme le soir pendant 10 minutes. Mais surtout, ouvrez vos fenêtres lorsque vous passez l’aspirateur ou si vous bricolez…

À noter. Vous pouvez aussi consulter le guide Generali : « Adapter votre quotidien à la qualité de l’air ». Vous y trouverez de nombreux conseils de prévention.

Enfin, tentez de limiter tant que possible votre utilisation de produits d’entretien toxiques en les remplaçant par des produits naturels. Par exemple :

  • le marc de café, le bicarbonate de soude et le citron pour nettoyer et désodoriser ;
  • le savon noir et le marc de café pour dégraisser ;
  • le vinaigre blanc, le citron et les huiles essentielles pour désinfecter.

Bon à savoir. À défaut de réaliser vous-même vos produits ménagers, privilégiez l’achat de produits dotés d’un label environnemental (Écolabel européen, Ecocert, Nature & Progrès ou encore Sustainable cleaning). Ces derniers garantissent un danger moindre pour la santé et un faible rejet de polluants.

Comment chasser l’humidité excessive ?

Bien qu’elle ne pollue pas en tant que telle, l’humidité favorise la propagation de moisissures et d’acariens. Il est donc recommandé de maintenir chez vous un taux d’humidité compris entre 40 et 60 %, avec une température intérieure entre 18 et 22 degrés. En ce sens, l’Agence de la transition écologique (Ademe) conseille aux particuliers de s’équiper d’un hygromètre : cet appareil vous permettra de connaître le taux d’humidité de vos pièces et de vos murs

Pensez à ouvrir vos fenêtres pendant et après les activités qui génèrent de la vapeur d’eau (bain, douche, lessive, cuisine…). Et si vous le pouvez, faites sécher votre linge à l’extérieur.

Quelles méthodes naturelles pour aider à purifier l’air intérieur ?

Des solutions naturelles existent pour purifier votre espace tout en évitant les produits toxiques. Parmi elles :

  • Les huiles essentielles.

Pour assainir votre intérieur, le ravintsara, l’eucalyptus radié et l’huile essentielle de citron à diffuser peuvent être utilisés pour leur action désinfectante. Ces composants peuvent être mélangés entre eux. 

Attention. L’Ademe précise que quelques gouttes d’huiles essentielles suffisent. Ces dernières contiennent du limonène, une substance qui peut déclencher des réactions cutanées et respiratoires en cas d’usage excessif. Par ailleurs, il est déconseillé d’utiliser des huiles essentielles en présence des femmes enceintes et des jeunes enfants. Ces huiles peuvent contenir des molécules susceptibles de perturber le développement des cellules.

  • Les plantes à brûler.

Pour une action antibactérienne, il est possible de brûler du papier d’Arménie, de la sauge ou encore du laurier. Pour les faire brûler, disposez un charbon ardent sur une soucoupe ou autre petit récipient, et venez placer la plante sur le charbon. Allumez le charbon ardent, laissez la fumée pénétrer dans vos pièces pendant 10 minutes maximum, puis aérez votre logement pour laisser échapper la fumée.

Bon à savoir.  L’idée que les plantes peuvent aider à dépolluer l’air intérieur est assez répandue. Si leurs qualités épuratoires sont reconnues dans certains milieux lorsqu’elles sont en grande quantité, leur efficacité en intérieur n’est pas validée scientifiquement, selon les conclusions du programme Phytair, lancé par l’Ademe. Selon l’établissement public, l’aération et la ventilation demeurent bien plus efficaces que l’épuration par les plantes pour garantir une bonne qualité de l’air à votre domicile.

Attention. Certaines plantes, comme le ficus benjamina (figuier pleureur), l’euphorbe ou encore le schefflera, bien qu’elles ne présentent pas d’effets délétères pour la santé, peuvent provoquer des symptômes allergiques. Rapprochez-vous de votre pharmacien ou de votre médecin en cas de doute.

Et les purificateurs d’air ?

Les tests menés sur des purificateurs d’air, dans des conditions réelles d’utilisation, ne démontrent pas toujours leur efficacité. Au contraire, ils peuvent être la source de sous-produits potentiellement nocifs, indique l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). En l’absence de normes qui permettent de vérifier les performances et la nocivité éventuelle de ces dispositifs, l’Anses recommande plutôt de limiter les pollutions à la source et de ventiler les espaces intérieurs.

Sources :

- Ademe

- Anses

- Association Qualitel

À lire aussi :

Pollution de l’air : mieux respirer au quotidien en image

Produits ménagers : comment limiter les produits toxiques

Partager