Étude INSEE : quel bilan pour les entreprises après 3 ans d'existence ?

 
20/07/2011
étude INSEE entreprises
L’importance du capital investi au départ

Plus l'investissement initial est important, plus les chances de survie de l'entreprise sont élevées. En effet, les exploitations bénéficiant d'un capital de 80 000 € sont deux fois plus nombreuses que celles disposant de moins de 2000 €.

Mais les créateurs prévoient un capital relativement faible à leurs débuts : 54 % ont investi moins de 8 000 € et seulement 8 % ont investi au moins 80 000 €.

 
Les sociétés résistent mieux que les entreprises individuelles

74 % des sociétés créées en 2006 étaient toujours actives en 2009, contre 59 % pour les entreprises individuelles. Par ailleurs, l'INSEE estime que les sociétés ont trois fois plus de chances de franchir le cap de la première année.

Mais cette tendance n'empêche pas les entreprises individuelles d'être majoritaires puisqu'elles représentent 52 % des créations d'entreprises.

 
Un risque accru pour les entreprises créées par les jeunes et les chômeurs

Environ 20 % des entrepreneurs avaient moins de 30 ans en 2006. Or leur situation reste la moins pérenne : 59 % étaient toujours en activité trois ans après, contre 68 % pour les 30-49 ans.

Les chômeurs, de leur côté, représentaient 41 % des créateurs d'entreprise en 2006. Seuls 62 % d'entre eux ont franchi le cap des trois ans d'existence.

 
Être diplômé constitue un atout supplémentaire

L'INSEE a constaté que plus le créateur d'entreprise était diplômé, meilleures étaient ses chances de survie. 71 % des entreprises créées par des diplômés de l'enseignement supérieur étaient toujours actives en 2009, contre 58 % pour les non-diplômés.

 
Pas de différences majeures entre les hommes et les femmes

En 2006, 29 % des entreprises ont été créées par des femmes. Trois ans après, 65 % de ces entreprises étaient encore actives. Ce chiffre est à peu près équivalent pour les hommes. Le principal atout de ces créatrices reste leur diplôme. En effet, 65 % d'entre elles avaient au moins obtenu le bac, contre 50 % pour les hommes.

Les entreprises aidées quasiment aussi pérennes que les autres

45 % des entrepreneurs ont bénéficié d'aides ou d'exonération publiques en 2006. L'aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs (ACCRE) a été versée à 80 % des personnes aidées.

Trois ans après, le taux de pérennité des entrepreneurs aidés est sensiblement le même que les entrepreneurs non aidés : 65 % contre 67 %. L'INSEE constate que le dispositif d'aide pour les entreprises les plus fragiles accomplit sa mission avec succès en les aidant concrètement à se maintenir sur le moyen terme.

 

Bon à savoir : 8 créateurs sur 10 satisfaits de leur projet

En 2009, 80 % des créateurs d'entreprise se sont déclarés satisfaits, voire très satisfaits de leur entreprise. Par contre, 16 % craignent pour la pérennité de leur activité et 18 % ont déclaré avoir connu des problèmes financiers.

 

Consulter l'étude de l'INSEE

Les informations contenues dans cet article sont purement indicatives et ne revêtent aucun caractère contractuel. Elles ne prétendent pas à l'exhaustivité, ne constituent pas un conseil à l’Internaute et ne sauraient engager la responsabilité de l’Assureur.