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Contrat de capitalisation : fonctionnement, fiscalité et transmission

Souvent méconnu du grand public, le contrat de capitalisation mérite pourtant une attention particulière dans toute réflexion patrimoniale. Il permet d'investir sur des supports d'investissement variés, fonds en euros ou supports en unités de compte, avec une fiscalité proche de celle du contrat d'assurance vie. Sa particularité ? Il ne se dénoue pas au décès et peut être transmis par donation ou démembrement. Les paragraphes suivants détaillent son fonctionnement, sa fiscalité et les stratégies de transmission qu'il autorise.

Qu'est-ce qu'un contrat de capitalisation ?

Le contrat de capitalisation se présente comme une solution d’épargne, dont l’objectif est d’accumuler potentiellement des gains pour accroître la valeur de l’épargne sur le long terme.

 

Comme le contrat d'assurance vie, le contrat de capitalisation permet de répondre à nombre de vos besoins. Avec ce mécanisme, la somme que vous investissez génère de potentiels intérêts qui s’ajoutent à votre capital faisant augmenter la base sur laquelle sont calculés vos intérêts suivants. Et ainsi de suite.

 

L'investissement sur les supports en unités de compte supporte un risque de perte en capital puisque leur valeur est sujette à fluctuation à la hausse comme à la baisse dépendant notamment de l'évolution des marchés financiers. L'assureur s'engage sur le nombre d'unités de compte et non sur leur valeur qu'il ne garantit pas. 

 

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps. 

Comment fonctionne un contrat de capitalisation ?

À la souscription, l'épargnant choisit comment répartir son épargne entre deux grandes catégories de supports d'investissement : les fonds en euros, dont le capital net de frais de gestion est partiellement garanti par l'assureur, et les supports en unités de compte, investis sur les marchés financiers avec un potentiel de performance plus élevé mais sans garantie en capital.

 

Les versements peuvent être uniques, libres ou libres programmés selon une fréquence définie. Au fil du temps, les potentiels gains générés se réinvestissent automatiquement dans le contrat, amplifiant la potentielle croissance du capital grâce au mécanisme des intérêts composés.

 

L'épargnant conserve la maîtrise de son contrat et peut réaliser des arbitrages entre les supports d'investissement à tout moment, selon l'évolution de ses objectifs ou des marchés. Du côté de la fiscalité avantageuse, seuls les potentiels gains sont imposés lors d'un rachat, avec un taux d'imposition réduit après huit ans de détention, auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux.

 

Les informations générales sur la fiscalité fournies n'ont pas de valeur contractuelle et sont communiquées à titre purement indicatif. 

Qui peut souscrire un contrat de capitalisation ?

La souscription d'un contrat reste accessible à un large public. Les personnes physiques majeures disposent d'une liberté totale pour y accéder, sans limite d'âge ni plafond de versement. Les mineurs peuvent également en bénéficier, sous la responsabilité de leurs représentants légaux.

 

Une particularité notable réside dans l'ouverture aux personnes morales. Les entreprises, associations et fondations ont la possibilité d'utiliser cette solution d'épargne pour optimiser potentiellement leur trésorerie excédentaire.

 

Pour les couples mariés, chaque époux garde la faculté de souscrire individuellement. Un même foyer fiscal a l'opportunité de détenir plusieurs contrats, favorisant une stratégie patrimoniale adaptée à chaque membre de la famille.

Quel est l'intérêt d'un contrat de capitalisation ?

Un large univers de supports d’investissement

Comme le contrat d'assurance vie, le contrat de capitalisation vous permet d’investir votre épargne dans une grande variété de supports d’investissement. Quand arrive le moment de souscrire votre contrat, vous pouvez opter pour un contrat multisupport investi sur des supports d’investissement présent sur les marchés financiers . Vous avez la possibilité de diversifier vos investissements.

 

Les fonds en euros sont garantis en capital net de frais de gestion, mais offrent des perspectives de potentiel rendement plutôt modestes. Vous optez là pour la sécurité, au détriment d’une potentielle évolution substantielle de votre épargne. De leur côté, les supports en unités de compte, très variés, permettent d’investir dans un large éventail de catégories d’actifs – actions, obligations, fonds monétaires, fonds immobiliers, actifs réels, etc. – caractérisées par une potentielle performance, des niveaux de risque et de liquidité variables. En optant pour ces supports d’investissement, vous augmenter potentiellement vos gains à l’issue du contrat, mais vous prenez aussi le risque de perdre de l'argent sur votre capital.

 

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps. 

 

L'investissement sur les supports en unités de compte supporte un risque de perte en capital puisque leur valeur est sujette à fluctuations à la hausse comme à la baisse dépendant notamment de l'évolution des marchés financiers. L'assureur s'engage sur le nombre d'unités de compte et non sur leur valeur qu'il ne garantit pas. 

Une flexibilité du contrat

Selon vos envies, vous pouvez choisir d’alimenter votre contrat de capitalisation sous différentes formes : un versement initial, des versements libres quand vous le souhaitez et pouvez ou encore des versements libres programmés.

 

Vous avez également le choix entre différents modes de gestion et pouvez garder la maîtrise de vos arbitrages (gestion libre) ou déléguer à l’assureur les choix d’allocation et d’arbitrage de votre épargne (gestion pilotée).

Une épargne disponible1

Vous pouvez récupérer votre argent quand bon vous semble par le bais de retraits, appelés rachats, partiel ou total, ou en demandant une avance à votre assureur.

Seuls les gains (intérêts et plus-values) sont imposés, sur un contrat de capitalisation comme en assurance vie, avec des particularités fiscales qui varient en fonction de plusieurs critères, liés notamment la date des versements et de l'ancienneté du contrat. Vous bénéficiez d’un cadre fiscal avantageux après huit ans de détention.

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Fiscalité du contrat de capitalisation : rachats et succession

Lors d'un rachat, la fiscalité dépend directement de l'ancienneté du contrat et de la date des versements. Pour des versements effectués depuis le 27 septembre 2017, les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) : 12,8 % avant huit ans de détention, puis 7,5 % au-delà, auxquels s'ajoutent 17,2 %(1) de prélèvements sociaux. Un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) s'applique sur les gains après huit ans.

 

Sur le plan successoral, le contrat de capitalisation se distingue radicalement du contrat d'assurance vie. Sans clause bénéficiaire, il intègre l'actif successoral au décès du souscripteur et suit le droit commun des successions. Les héritiers règlent des droits de succession pouvant atteindre 60 % selon leur degré de parenté avec le défunt.

 

Les gains latents restent taxable, contrairement au contrat d'assurance vie où le décès du souscripteur la purge. Le contrat se transmet néanmoins en l'état, avec son antériorité fiscale intacte.

 

Le contrat d'assurance vie relève du régime fiscal français de l'assurance vie. En cas d'évolutions législatives ou réglementaires, ce régime peut être modifié. Les informations générales sur la fiscalité fournies n'ont pas de valeur contractuelle et sont communiquées à titre purement indicatif.

Comment transmettre un contrat de capitalisation ?

Qu’en est-il des capacités de transmission de ces contrats de son vivant ? Contrairement au contrat d’assurance vie, le contrat de capitalisation est un outil d’anticipation pour la transmission de votre patrimoine. Vous pouvez le transmettre par donation en pleine propriété ou en démembrement en conservant, par exemple, l’usufruit du contrat pour n’en donner que la nue-propriété à vos héritiers.

Donation et démembrement : stratégies patrimoniales

La donation d'un contrat de capitalisation permet de bénéficier des abattements fiscaux de droit commun, soit 100 000 € par parent et par enfant, renouvelables tous les quinze ans. À titre d'exemple, un couple peut transmettre jusqu'à 200 000 € à chacun de ses enfants sans droits de donation.

 

Le démembrement offre une mécanique particulièrement efficace en matière de transmission : le donateur conserve la qualité d'usufruitier, ce qui lui permet de continuer à effectuer des rachats, tandis que les nus-propriétaires récupèrent automatiquement la pleine propriété au décès, sans fiscalité supplémentaire.

 

Autre atout notable : l'antériorité fiscale du contrat est préservée lors de la donation. Les montants capitalisés continuent de bénéficier de la fiscalité liée à la date d'ouverture initiale, quel que soit le type de contrat choisi. Ce mécanisme n'existe pas avec des titres vifs ou d'autres enveloppes classiques.

Contrat de capitalisation pour personne morale

Contrairement au contrat d'assurance vie, réservée aux seules personnes physiques, le contrat de capitalisation est accessible aux personnes morales : sociétés patrimoniales, holdings (3), Société Civile Immobilière (SCI) ou associations peuvent y souscrire. C'est d'ailleurs l'un des critères qui en fait une des meilleures solution d’épargne pour potentiellement optimiser une trésorerie d'entreprise excédentaire.

 

Sur le plan fiscal, la personne morale soumise à l'impôt sur les sociétés (IS) suit un régime distinct. Les intérêts sont taxés annuellement sur la base du taux moyen d'emprunt d'État (TME) en vigueur à la souscription, multiplié par 105 %. Lors d'un rachat, les gains réels sont ensuite imposés à l'IS, avec déduction des montants déjà taxés au fil de l'eau.

 

Ce mécanisme permet à une entreprise d'investir ses liquidités dans un cadre structuré, tout en accédant à une diversification sur le fonds en euros ou sur les supports en unités de compte, selon son profil de risque.

Nous répondons à vos questions 

Les questions les plus fréquemment posées.

La différence majeure se joue au moment du décès du souscripteur/adhérent. L'assurance vie se dénoue automatiquement : la plus-value accumulée sur le contrat n’est pas imposée, seuls les prélèvements sociaux restant éventuellement dus sont prélevés. Le capital est ensuite versé aux bénéficiaires désignés, hors succession, et selon la fiscalité spécifique de l’assurance vie en cas de décès.

 

Le contrat de capitalisation suit une logique opposée. Il ne s'éteint pas au décès et intègre l'actif successoral comme un bien ordinaire, avec la plus-value accumulée toujours imposable entre les mains des héritiers.

 

Ces deux enveloppes reposent pourtant sur le même socle réglementaire, défini par les articles L132-1 et suivants du Code des assurances, et proposent les mêmes supports d'investissement. C'est précisément cette proximité de fonctionnement qui explique pourquoi le choix du contrat de capitalisation ou du contrat d’assurance vie dépend surtout de votre priorité : protéger un proche au décès ou organiser une transmission progressive de votre vivant.

Le dénouement du contrat ne se limite pas à la transmission. Vous pouvez également demander un rachat partiel, en ne retirant qu'une partie de votre épargne tout en laissant le reste évoluer, ou un rachat total, qui met fin définitivement au contrat.

 

Une autre voie existe : la conversion en rente viagère. Ce choix transforme votre capital en revenus réguliers versés jusqu'à votre décès, avec une fiscalité qui dépend de votre âge au moment de la mise en place de la rente, l'abattement appliqué sur son montant imposable augmentant à mesure que vous êtes âgé.

 

Ce produit d'épargne offre ainsi une vraie souplesse de sortie, à adapter selon vos besoins de liquidités ou vos projets de transmission.

Le compte-titres ordinaire (CTO) permet aussi d'investir sur les marchés financiers, mais sans l'enveloppe fiscale qui caractérise le contrat de capitalisation. Chaque cession de titres ou perception de dividendes y est imposée immédiatement, sans possibilité de différer la fiscalité.

 

À l'inverse, un contrat de capitalisation laisse les gains potentiels évoluer sans imposition tant qu'aucun rachat n'intervient, et ouvre droit à un abattement après huit ans de détention. Cette différence pèse lourd pour un investisseur qui arbitre régulièrement ses supports d’investissement, puisque le CTO taxe chaque mouvement alors que l'enveloppe assurantielle ne fiscalise que les rachats.

Source :

(1) Selon les conditions prévues dans la Note/Notice d'information valant Conditions Générales du contrat, et en l'absence de bénéficiaire acceptant ou de mise sous garantie du contrat.

(2) Jusqu’à 150 000 € sur tous vos contrats d’assurance vie et de capitalisation confondus. Le seuil s’applique par assuré. Au delà de 150 000€ le PFU s’élève à 12,8 %.  

(3) Une holding (ou société mère) est une société qui détient des parts sociales ou des actions dans d'autres entreprises, appelées filiales.

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