Le « made in France », bien plus qu’une mode

 
18/03/2015
Le "made in France"
Un refuge pour deux tiers des consommateurs

Dans un contexte mondialisé synonyme d’inquiétude sanitaire et environnementale, mis en avant depuis plusieurs années par les gouvernements successifs, le « made in France » apparaît de plus en plus comme une valeur refuge.

  • 50 % des consommateurs interrogés par le Credoc déclarent désormais privilégier les produits français.
  • 60 % sont convaincus qu’ils sont de meilleure qualité que ceux fabriqués hors d’Europe, contre 32 % seulement en 1999.
  • La même proportion accepte de les payer plus cher (contre 39 % en 1997).

Ces chiffres, très encourageants pour le tissu artisanal et industriel national, restent cependant hétérogènes selon les populations et le niveau de revenus.
 

Les indépendants et les seniors en première ligne

Les catégories les plus laudatives quant aux vertus des produits français sont les seniors. 65 % des 60-69 ans et 73 % des plus de 70 ans les jugent de meilleure qualité que les autres.

Cette tendance se retrouve sans surprise parmi deux catégories : les retraités (68 %) et les travailleurs indépendants (73 %), sensibilisés à la question par leur contribution à la production nationale. Les deux tiers vivent dans une commune rurale.

Si, à l’inverse, la moitié seulement des jeunes, employés et résidents de l’agglomération parisienne partage ce jugement, l’intérêt pour les produits « made in France » a nettement progressé, en 15 ans, dans toutes les classes d’âge : depuis +25 % pour les moins de 25 ans jusqu’à +35 % pour les plus de 70 ans.
 

Manger local, une priorité

L’engouement des personnes interrogées pour le « made in France » s’explique notamment par les réticences exprimées par deux tiers d’entre eux vis-à-vis de la mondialisation.

En tête des priorités vient, quel que soit l’âge ou le profil, le secteur alimentaire (55 %), suivi de loin par l’automobile (17 %), le textile (12 %) ou encore l’électroménager (8 %).

 

Un critère encore secondaire au moment de passer à l’acte

L’origine du produit demeure cependant un critère d’achat secondaire pour la plupart des consommateurs. Même s’il a fortement progressé en dix ans (passant de 11 à 21 %), il peine encore à s’imposer face au classique rapport qualité-prix, mis en avant par 53 % des sondés.

La baisse ou, au mieux, la stagnation du pouvoir d’achat n’est en effet pas sans conséquence. Alors que les produits « made in France » justifient leur prix plus élevé aux yeux de trois consommateurs sur cinq, seuls 47 % des ménages à faibles revenus estiment pouvoir se les offrir (contre 54 % en 2010). Et le surcoût acceptable n’excède pas 5 %.

 

Connaître l’origine des produits

Enfin, même si diverses mentions ont fleuri depuis une dizaine d’années pour valoriser la création nationale, les consommateurs sont globalement en attente d’un véritable label « made in France », permettant d’identifier sans ambiguïté l’origine des produits.

Présente à 68 % parmi la population dans son ensemble, cette attente grimpe même à 85 % parmi les adeptes de produits nationaux. À bon entendeur…

 

  • Pour en savoir plus

www.credoc.fr

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